Go to main content

Le pied bot n'est pas une fatalité !

Appareiller et rééduquer
Cambodge

Sokhoeun est né avec les pieds bots : ses pieds sont tournés vers l’intérieur. Grâce à une prise en charge rapide par Handicap International, le bébé garde toutes ses chances pour marcher un jour comme n'importe quel enfant.

Handicap International intervient sur la thématique du pied bot dans une quinzaine de pays, notamment au Cambodge.

© P. Jérôme / Handicap International

Au petit matin, dès l’ouverture du centre de réadaptation de Kampong Cham au Cambodge, un attroupement se forme lorsque Madame Khem arrive avec son précieux fardeau. Bien au chaud, lové dans une couverture, dort un adorable nouveau-né. Elle le présente à l’équipe de Handicap International qui commence sa journée de travail.

« Voyez, mon petit-fils a un problème avec ses pieds. Il est né hier. Sa maman est encore à l’hôpital, mais la sage-femme m’a demandé de vous l’amener immédiatement. Elle nous a dit que vous pouvez le guérir. »

Sokhoeun dort profondément et ne se soucie nullement de l’émoi de sa grand-mère. Ses petits pieds sont raidis dans une mauvaise position, complètement tournés vers l’intérieur. La malformation est sévère. Si le bébé n’est pas soigné, il sera condamné à vivre avec un lourd handicap toute sa vie.

Un traitement efficace et peu coûteux

Davann, l’agent social de Handicap international, tranquillise la grand-mère. Son petit-fils va être pris en charge. Elle la félicite avant tout de l'avoir amené aussi rapidement. En effet, le traitement des pieds bots doit commencer le plus tôt possible après la naissance afin d’augmenter les chances de guérison totale. C’est pourquoi Handicap International forme le personnel des services de maternité du district de Kampong Cham à la détection et à l’importance d’une prise en charge immédiate dès la naissance.

Les pieds du bébé seront corrigés à l’aide de plâtres successifs et de séances de rééducation. Ce traitement permettra de redresser peu à peu la position des pieds, au fur et à mesure de la croissance. Puis la pose de plâtres s’espacera, pour laisser place à une autre étape du traitement.

Au moment de la marche, Sokhoeun devra porter des attelles orthopédiques constituées de deux chaussons et d'une barre qui les relie. Une ou plusieurs interventions chirurgicales sur les tendons seront nécessaires pour perfectionner le résultat. La réussite du traitement dépendra également de l’assiduité des parents. En effet, la bonne avancée du traitement dépend de leur implication car ils doivent respecter le calendrier des consultations et poser quotidiennement les attelles à leur enfant pendant toute la durée du traitement.

Les kinésithérapeutes et les techniciens orthopédiques de Handicap International sont heureux de se mobiliser pour offrir au bébé ce traitement qui lui garantira un meilleur avenir. Vers l’âge de 4 ans, Sokhoeun marchera aussi bien que ses copains. Les plâtres, appareillages et séances d’apprentissage à la marche seront alors vite oubliés. Mais pour l’heure, l'enfant continue à dormir auprès de sa grand-mère rassurée.

L'expertise de Handicap International sur le pied bot
L'association intervient aujourd'hui dans une quinzaine de pays, notamment à Madagascar, en République Démocratique du Congo, au Cambodge, Népal, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Vietnam... Elle a développé une grande expertise de la technique de la réadaptation dite "méthode Ponseti" qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années. Des milliers d'enfants ont ainsi bénéficié d'une prise en charge par les équipes de Handicap International et des centaines de professionnels de santé ont été formés à cette méthode.
Publié le : 12 février 2016
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relations donateurs
04 78 69 67 00

Relations presse

Nathalie BLIN
04 26 68 75 39 / 06 98 65 63 94
nblin@handicap-international.fr

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Khendo et Nirmala, les sourires du Népal qui se reconstruit
© Lucas Veuve / Handicap International
Appareiller et rééduquer

Khendo et Nirmala, les sourires du Népal qui se reconstruit

Khendo et Nirmala font partie des victimes du tremblement de terre qui a ravagé le Népal le 25 avril 2015. Aujourd'hui les deux fillettes sont toujours inséparables et continuent courageusement de se reconstruire avec l’aide de Handicap International. Une belle histoire d’amitié née d’une terrible épreuve.

Tirean et Navea, à la vie, à l’amour
© S. De Groeve / Handicap International
Réadaptation

Tirean et Navea, à la vie, à l’amour

Une petite maison en bois au bord d’une route, dans un village non loin du Mékong. Un homme appuyé sur une béquille vend une bouteille d’eau, tandis qu’une dame lave vigoureusement du linge dans une bassine. Tirean et Navea ont tous les deux été victimes d’un accident de mine dans les années 80. Tous les deux sont suivis par le centre de réadaptation de Handicap International à Kompong Cham.

La force de Kanhara
© Lucas Veuve / Handicap International
Prévenir les handicaps

La force de Kanhara

Kanhara a 3 ans lorsque son destin bascule. Fauchée par un camion fou lors du banquet de noce de sa tante, la petite fille perd son bras et sa jambe. Restée sans soins spécifiques pendant presque cinq ans, elle est découverte par un agent social du Centre de réadaptation physique Handicap International à Kompong Cham. Elle vient de recevoir sa première prothèse. Depuis, Kanhara revit.