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Hameed, amputé à cause de la guerre et déterminé à revivre

Mines et autres armes Réadaptation
Irak

Hameed a été blessé par un engin explosif improvisé en avril dernier en Irak et a dû être amputé d'une jambe. Il a passé plusieurs semaines à l’hôpital de Qayyarah pour se remettre de ses blessures. Un kinésithérapeute de Handicap International l’aide à s’adapter à sa nouvelle situation et à se reconstruire.

Hameed à l’hôpital de Qayyarah en Irak, dans la salle installée par Handicap International

Hameed à l’hôpital de Qayyarah en Irak, dans la salle installée par Handicap International | © E. Fourt / Handicap International

C'est un jour important pour Hameed. Après avoir passé près d’un mois à l’hôpital de Qayyarah, il s’apprête à retourner chez lui, auprès de sa famille. Avant de quitter le centre de santé, il passe par la salle installée par Handicap International dans l’hôpital, pour une nouvelle session de réadaptation. Khaled, kinésithérapeute de l’association, accompagne Hameed depuis son opération. « Ses conseils et les séances de kinésithérapie sont très utiles pour moi », confie Hameed avec enthousiasme. « Aujourd’hui comme il quitte l’hôpital, je vais aussi lui fournir une chaise-toilette pour faciliter sa vie quotidienne. Et les béquilles que je lui ai données il y a quelques jours l’aideront à se déplacer en attendant qu’il soit appareillé d’une prothèse », indique Khaled.

"Je ne pensais pas perdre ma jambe"

Hameed s’installe sur le lit et le kinésithérapeute vérifie les bandages qui entourent le moignon de sa jambe amputée. « Je n’aurais jamais pensé perdre ma jambe. Je suis berger depuis plusieurs années. Je savais que la zone où je vis était infestée de restes explosifs de guerre, mais tout notre pays est contaminé et je ne pouvais tout simplement pas m’arrêter de travailler pour autant… »

« Un jour, alors que j’étais parti promener mon troupeau, j’ai trouvé un jerican d’essence sur la route. J’ai juste voulu le pousser sur le côté du chemin et il a tout de suite explosé lorsque je l’ai touché. Je suis tombé sur le sol et j’ai vu que ma jambe était coupée en deux. J’ai attrapé mon téléphone et j’ai appelé des personnes de mon village. Elles sont immédiatement venues me chercher en voiture et m’ont emmené à l’hôpital. »

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Hameed est opéré dès qu’il arrive à Qayyarah. « Les médecins ont amputé ma jambe et mon pouce », raconte-t-il. Deux jours après l’opération, Khaled rencontre Hameed sur son lit d’hôpital. « Il allait très mal le jour où je l’ai connu », se souvient le kinésithérapeute. « Mais j’ai immédiatement mis en place des exercices pour renforcer et étirer ses muscle et lui redonner de la motivation. Je lui ai aussi appris comment faire ses bandages. Au fil du temps, j’ai vu son état d’esprit et sa condition physique changer. »

"Je suis déterminé"

Bien qu’il sorte de l’hôpital aujourd’hui, Khaled insiste sur l’importance du suivi de Hameed avant de le quitter. « Il faudra qu’il revienne régulièrement pour vérifier que son moignon cicatrise correctement. C’est une condition indispensable pour qu’il puisse, un jour, être appareillé d’une prothèse. C’est un jeune homme actif et sportif, donc je ne me fais pas trop de souci pour lui, mais je veux également m’assurer qu’il continuera de faire ses exercices de kinésithérapie. S’il suit ces conseils, il sera peut-être même capable de marcher sans béquilles », explique-t-il.

Hameed sourit. Il semble motivé et prêt à faire le nécessaire pour pouvoir remarcher un jour. « Je suis déterminé à retourner au travail et à retrouver ma vie d’avant », s’exclame-t-il, avant de conclure : « Et je ferai plus attention aux risques qui entourent mon village désormais… »

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Hameed et Khaled, dans la salle tenue par Handicap International à l’hôpital de Qayyarah © E. Fourt / Handicap International

Publié le : 9 juin 2017
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