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Accoucher en toute sécurité à Bumbu

République démocratique du Congo

En République démocratique du Congo, une maman sur 137 décède pendant l’accouchement. Pourtant, il est relativement simple de faire baisser ce chiffre. La preuve est faite au centre médical de Bumbu, où Handicap International dispense des formations et fournit du matériel depuis plusieurs années.

Le Centre de santé mère et enfant de Bumbu est soutenu par Handicap International depuis plusieurs années. Le soutien de Handicap International a permis de réduire le nombre de mamans décédées lors de leur accouchement et de prévenir certains types de handicap pour les enfants.

Le Centre de santé mère et enfant de Bumbu est soutenu par Handicap International depuis plusieurs années. Le soutien de Handicap International a permis de réduire le nombre de mamans décédées lors de leur accouchement et de prévenir certains types de han | © K. Vadino / Handicap International

Le Centre mère-enfant bourdonne d’activités. Il est le seul hôpital de Bumbu, un quartier de Kinshasa de 377 000 habitants. Un gynécologue et 23 sages-femmes y travaillent, et pratiquent environ 150 accouchements chaque mois.

Nous pourrions presque parler d’une usine où naissent les bébés. Et pourtant, les futures mamans savent qu’ici, elles se trouvent entre de bonnes mains. Le centre a en effet une bonne réputation, et depuis que Handicap International intervient, son aspect s’est amélioré : la salle pour les jeunes accouchées possède désormais des fenêtres ; de nouvelles tables d’accouchement ont été fournies et l’ancien matériel médical remplacé. Et grâce à des panneaux solaires, l’hôpital peut dorénavant fonctionner en cas de coupures d’électricité, assurant ainsi le bon fonctionnement des couveuses, qui sont elles aussi, un don de l’association.

La formation à la prévention du handicap auprès des sages-femmes est également une donnée importante. Lily Nsongo, sage-femme en chef :

« Grâce à la formation de Handicap International, nous diagnostiquons plus rapidement un problème. Nous pouvons intervenir à temps ou si nécessaire orienter la patiente vers le service adéquat. Auparavant, nous ignorions par quoi commencer quand un bébé ne respirait pas à la naissance, et aujourd’hui nous avons les bons réflexes. »


« Nous savons aussi désormais réagir en cas d’hémorragie, qui est la cause la plus importante de décès chez les mamans. Jusqu’en 2008, dix mères mouraient ici chaque année. Ensuite, nous en comptions en moyenne quatre par an. Et cette année, aucun décès n’a encore été enregistré », explique-t-elle fièrement.

Handicap International a également construit une « unité spéciale kangourou » : « Nous avons appris la technique du kangourou : la maman porte le bébé tout contre elle, peau contre peau. Cela permet de maintenir des bébés de trop faible poids à la bonne température, et ainsi de stimuler le développement de l’enfant », ajoute la sage-femme.

Elle constate cependant que le problème en République démocratique du Congo vient de ce que trop peu de femmes viennent aux consultations prénatales. « Normalement, vous devriez venir quatre fois en consultation pendant votre grossesse. Mais la plupart des femmes viennent une seule fois, quand elles sont à huit mois de grossesse », constate-t-elle. 

Pour contourner ce problème, Handicap International forme des agents de santé qui ont pour mission de sensibiliser les femmes enceintes à l’importance de se faire suivre au cours de leur grossesse. Grâce à eux, le nombre de femmes qui se rendent aux quatre consultations est passé de 22 à 38 %. Une augmentation conséquente, avec un impact tout aussi important. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, une femme suivie pendant sa grossesse augmente de 87 % ses chances d’accoucher sans problème. Et la probabilité de mettre au monde un enfant sans handicap augmente de 92 %.

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Accoucher en toute sécurité à Bumbu - République démocratique du Congo - Handicap International

© Kristof Vadino / Handicap International

Publié le : 19 mai 2016
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