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« Je considère ma prothèse comme ma vraie jambe »

Réadaptation
Haïti

Il y a dix ans, Maryse a été blessée suite au séisme qui a frappé Haïti et a dû être amputée de sa jambe droite. Depuis, elle a gardé le moral. Aujourd’hui, elle n’a pas honte de sa prothèse, au contraire.

Depuis le terrible séisme qui a ravagé Haïti en 2010, Maryse s'est habituée à sa prothèse. Elle est toujours suivie par Handicap International.

Depuis le terrible séisme qui a ravagé Haïti en 2010, Maryse s'est habituée à sa prothèse. Elle est toujours suivie par Handicap International. | © Davide Preti / HI

« Ma prothèse ne me pose vraiment de problème, au contraire. J’en suis fière ! Sans prothèse, ma vie serait beaucoup plus compliquée », explique Maryse, qui vend des denrées alimentaires et du charbon de bois dans une petite échoppe devant chez elle.

Maryse a été amputée de la jambe droite deux semaines après le séisme du 12 janvier 2010 en Haïti. Le médecin lui a expliqué qu’il n’avait pas le choix, l’infection qu’elle avait contractée mettait sa vie en danger. Quatre mois après l’opération, Maryse a reçu une première prothèse et elle a pu réapprendre à marcher dans le centre de réadaptation soutenu par Handicap International. Elle a également pu ouvrir un petit magasin avec le soutien de l'association.

« Ma vie n’a pas tellement changé »

« Je me suis dit que je devais penser à mes enfants, alors je me suis persuadée que ma vie ne s’arrêterait pas à cette amputation. Je n’ai pas versé une seule larme, j’ai toujours gardé un moral d’acier et beaucoup de personnes m’ont soutenue. »

Pour Maryse, les choses ont finalement peu changé depuis le tremblement de terre de 2010 : « C’est vrai, je pouvais courir et me déplaçais plus vite avant, mais à part ça, ma vie est relativement similaire. Je me débrouille, j’ai toujours ma petite échoppe, mes enfants vont à l’école et surtout, je suis toujours en vie. Bien sûr, j’ai un handicap. Mais aujourd’hui, ma prothèse est devenu une vraie jambe, ma jambe ».

Lorsqu’elle rencontre d’autres personnes handicapées, elle les encourage à bénéficier également d’un appareillage orthopédique. Maryse ne peut d’ailleurs plus imaginer sa vie sans prothèse. Et c’est bien cela qui l’inquiète : « Je suis dépendante de ma prothèse, et elle s’use. Elle doit être régulièrement ajustée, c’est un souci permanent ». Handicap International accompagne toujours Maryse : en 2019, elle a reçu une nouvelle prothèse.


> Lire l'article "10 ans après le séisme en Haïti"

Publié le : 10 janvier 2020
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