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Un centre de référence pour remettre debout les personnes blessées et handicapées

Appareiller et rééduquer
Afghanistan

Handicap International gère depuis 20 ans un centre de réadaptation physique à Kandahar dans le Sud de l’Afghanistan. Cet établissement est le seul à fournir des services complets aux personnes handicapées dans toute la région. Visite guidée.

À Kandahar en Afghanistan, le centre de réadaptation géré depuis 20 ans par Handicap International est devenue une référence pour aider les personnes blessées et handicapées.

À Kandahar en Afghanistan, le centre de réadaptation géré depuis 20 ans par Handicap International est devenue une référence pour aider les personnes blessées et handicapées. | © Jaweed Tanveer / Handicap International

En 2015, le Centre de réadaptation de Kandahar a accueilli plus de 7 300 patients uniques (qui le fréquentaient pour la première fois). « Le centre reçoit une vingtaine de nouveaux patients chaque jour. Au moins 20 % sont amputés d’un membre inférieur », explique Rasool, responsable des activités de Handicap International dans la province de Kandahar.

Dans la grande salle, les patients amputés qui viennent de recevoir une prothèse font des exercices de réadaptation physique sous la supervision d’un kinésithérapeute. Ils s’entraînent à marcher avec leur nouvelle jambe. « Le travail de groupe est privilégié. Nous faisons en sorte que les patients se soutiennent les uns les autres. Cela renforce l’efficacité des exercices et leur moral est meilleur », ajoute Rasool.

Pathologies des patients traités au centre de réadaptation physique Kandahar :

Camembert présentant les différents types de pathologies des patients au centre de réadaptation physique de Kandahar en Afghanistan, géré par Handicap International

Le centre emploie 54 personnes – dont 10 femmes – qui se répartissent entre les services de kinésithérapie et l’atelier de production et de réparation des prothèses, orthèses et aides à la mobilité (béquilles, fauteuils roulants, déambulateurs…) fournies aux patients.

95 % des victimes d’armes explosives sont des civils

En quelques années, le centre est devenu une référence à Kandahar et dans les régions voisines. Si 80 % des patients sont originaires de la province de Kandahar, 20 % viennent des provinces limitrophes, voire du Pakistan. « L’accueil des patients est un défi. Beaucoup de gens viennent d’endroits très reculés et n’ont pas les moyens de rester », renchérit Rasool. C’est pourquoi le centre dispose d’une pension de 33 lits située à une cinquantaine de mètres des salles de réadaptation. Entre 2010 et 2015, la fréquentation du centre a énormément augmenté, faisant un bon de plus de 50 %.

Infographie montrant le chiffre d'au moins 35 000 bénéficiaires depuis 2010 au centre de réadaptation physique de Kandahar en Afghanistan, géré par Handicap International

En 2015, un patient sur cinq devait sa blessure ou son handicap à une arme, comme des engins explosifs improvisés, des mines ou des restes explosifs de guerre« Aujourd’hui, les armes sont les causes principales des blessures que nous traitons. Nous apportons aux blessés et aux handicapés les soins nécessaires pour qu’ils puissent retrouver leur autonomie le plus rapidement possible », précise Rasool.

En Afghanistan, la quasi-totalité (95 %) des victimes d’armes explosives sont des civils, selon le rapport 2015 de l’Observatoire des mines. Près d’une victime sur deux (45 %) est un enfant. La province de Kandahar ne fait malheureusement pas exception.

Infographie montrant le chiffre de 21 % des bénéficiaires du centre de réadaptation physique de Kandahar en Afghanistan, géré par Handicap International, ayant été victimes des armes (mines artisanales, restes explosifs de guerre, armes conventionnelles)

> En images, le centre de réadaptation de Kandahar :

Kandahar. Sud de l'Afghanistan.Dans ce centre, un patient sur cinq a été victime d'une arme. Un établissement de réfé...

Posté par Handicap International France sur lundi 4 avril 2016

 

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Publié le : 4 avril 2016
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