Go to main content

Réduire les risques liés à la prolifération des armes

Mines et autres armes
Mali

Handicap International a sensibilisé près de 20 000 personnes aux risques liés aux armes légères et aux restes explosifs de guerre dans le Nord du Mali depuis mars 2016. Cette campagne de sensibilisation durera encore plus d’un an. Objectif : éviter les accidents encore nombreux dans cette région du pays, théâtre de lourds combats en 2012-2013, et où les armes prolifèrent. Focus à l'occasion de la Journée internationale de la destruction des armes légères, le 9 juillet.

Séances de sensibilisation menées par Handicap International sur les risques posés par les restes explosifs de guerre et les armes légères et de petit calibre, dans des villages de la région de Gao dans le Nord du Mali.

© Handicap International

Des équipes de deux, trois animateurs se déplacent chaque jour dans les villages. On rassemble la population et pendant une heure à l’aide de boîtes à images, sorte de grands cahiers d’images légendées, ils expliquent les dangers posés par les armes à feu, les restes explosifs, et les gestes de base pour s’en préserver.

Pascal Mvogo, chef de projet Réduction de la violence armée pour Handicap International :

« Les habitants ont souvent peu conscience des dangers que pose une arme. Récemment, un villageois a trouvé une grenade près de chez lui. Il la gardait sous son lit. Quand on trouve une arme, on doit la signaler aux autorités. Quant aux engins explosifs laissés par les combats, ils ne sont pas forcément reconnaissables. Un piège explosif peut ressembler à une boîte de tomates. Il ne faut ramasser aucun objet inconnu. »

Dans les régions de Gao, de Kidal et de Tombouctou, Handicap International a identifié 70 nouvelles victimes d’accidents provoqués par des armes de petits calibres et des engins explosifs entre mars et mai 2016. Dans cette région tout le monde est armé, y compris les enfants. Il est difficile de convaincre les hommes de se débarrasser de leurs armes, signes de virilité. Elles ont également une grande valeur marchande qui décourage de s’en séparer.

Un risque permanent

S’ils évitent de sensibiliser directement une personne qui possède une arme à feu afin de s’épargner toutes tensions avec quelqu’un d’armé, les animateurs interviennent en revanche auprès de son entourage. Ils s’efforcent également d’alerter les adultes sur la possession d’armes par les enfants : un adulte ne doit pas considérer que cela va de soi. Il doit raisonner le jeune garçon portant une arme en l’informant des dangers et lui ordonner de la restituer.

Les sessions d’éducation aux risques apprennent également à rassurer et secourir une victime d’une explosion de restes explosifs : on ne se précipite pas sur elle pour lui venir en aide car il y a toujours le risque qu’un autre engin explosif se trouve à proximité. On lui parle, on la rassure. C’est aux professionnels d’intervenir.

> Lire aussi :

Handicap International contribue à la prévention des accidents 
Handicap International mène des programmes de réduction des risques liés à la présence des mines, des restes explosifs de guerre et des armes légères et de petit calibre dans vingt pays. Elle intervient auprès des populations vulnérables – dont les personnes handicapées, les personnes âgées, les enfants, les réfugiés et les déplacés – ainsi que toutes populations exposées à ces armes. Handicap International vise à améliorer la capacité des populations à réduire les comportements à risque en menant des campagnes de sensibilisation, des programmes de médiation dans les conflits, et des programmes de gestion des risques par l’identification et la cartographie des zones touchées et la mise en œuvre de solutions alternatives avec et pour les communautés affectées.
Publié le : 8 juillet 2016
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relations donateurs
04 78 69 67 00

Relations presse

Nathalie BLIN
04 26 68 75 39 / 06 98 65 63 94
nblin@handicap-international.fr

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

+ 150 % de victimes de mines en trois ans : arrêtez le massacre !
© M. Ashraf / HI
Mines et autres armes

+ 150 % de victimes de mines en trois ans : arrêtez le massacre !

Le rapport 2017 de l’Observatoire des mines rend compte de l’augmentation spectaculaire pour la troisième année consécutive du nombre annuel de nouvelles victimes de mines et restes explosifs de guerre. Entre 2013 et 2016, l’accroissement de 150 % du nombre de victimes s’explique par des bilans particulièrement lourds dans les zones de conflit en Afghanistan, en Libye, en Ukraine et au Yémen. Alors que la conférence des États parties au Traité d’Ottawa se tient du 18 au 22 décembre à Vienne en Autriche, Handicap International appelle les États à appliquer le Droit international humanitaire et à faire pression sur les belligérants pour arrêter d’utiliser ces armes barbares.

Yémen : les ONG appellent à une cessation immédiate des hostilités et à un accès humanitaire total
© Google Maps
Mines et autres armes Urgence

Yémen : les ONG appellent à une cessation immédiate des hostilités et à un accès humanitaire total

Les organisations signataires présentes sur le terrain, dont Handicap International, appellent à la cessation immédiate des hostilités au Yémen, y compris à Sanaa. Elles demandent également aux parties au conflit de permettre un accès humanitaire total et sans entraves aux personnes dans le besoin afin de faciliter l'acheminement du fret humanitaire.

Traité d’Ottawa : 20 ans de victoires contre les mines, et encore tant à faire…
© Eric Martin / Figaro Magazine / HI
Mines et autres armes

Traité d’Ottawa : 20 ans de victoires contre les mines, et encore tant à faire…

Les 3 et 4 décembre 1997, le Traité d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel était signé, marquant une victoire diplomatique sans précédent dans la lutte contre les "armes des lâches". Grâce à lui, le nombre de victimes a diminué, des millions de mines ont été détruites et l’utilisation de ces armes a été quasiment stoppée. Néanmoins, depuis 2014, les nombreux conflits voient l’utilisation de mines augmenter et le nombre de leurs victimes s’accroître. L’occasion de rappeler aux États qu’ils doivent rester mobilisés contre les mines, pour que cesse définitivement toute utilisation, que les financements nécessaires à leur éradication soient à hauteur de la tâche encore à accomplir et pour que les victimes ne soient pas oubliées.