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« Ma prothèse a totalement changé ma vie »

Accompagner les victimes de mines
Colombie

Flavio, 33 ans, a perdu une partie de sa jambe gauche suite à l’explosion d’une mine. Grâce à une prothèse, aux soins de rééducation et au kinésithérapeute de Handicap International, il a regagné en autonomie et est devenu un nageur de haut niveau. 

En Colombie, Flavio, amputé d'une partie de la jambe gauche suite à l'explosion d'une mine, est devenu un nageur de haut niveau grâce au kinésithérapeute de Handicap International qui l'a incité à faire de la natation.

© Bas Bogaerts / Handicap International

Medellín, Centre aquatique olympique. Une dizaine de nageurs s’entraîne au crawl, à la brasse et à la brasse papillon. Au bord de la piscine, des fauteuils roulants et des prothèses. L’une d’elles appartient à Flavio. En 2000, alors qu’il cultivait son champ, il a marché sur une mine. Depuis, il a perdu une partie de sa jambe gauche. L'accident a eu lieu dans le Putumayo, un département en proie à un conflit entre l'armée régulière, des groupes d'opposition et des bandes criminelles. Ces derniers sèment régulièrement des mines et autres armes explosives improvisées derrière eux. En Colombie, 45 % des victimes de ces engins sont des civils.

Sa vie transformée par une prothèse de qualité 
Afin de recevoir des soins adaptés, Flavio a déménagé à Medellín quelques années après l'accident. Il explique :

Ma première prothèse était beaucoup trop lourde. Je ne l'utilisais pas. Ensuite, j’en ai eu une improvisée qui tenait avec des pansements et du scotch. Ma prothèse actuelle, je l'ai reçue de Handicap International. Enfin une prothèse fonctionnelle qui me permet d'être à nouveau mobile. Grâce à elle, je peux aussi rouler à moto. Elle change complètement ma vie.

Il a également suivi des séances de rééducation dispensées par Yanrieth, kinésithérapeute pour Handicap International. Et sur ses conseils, il a commencé la natation… et n'a plus jamais arrêté.

J'ai remarqué qu’avec la natation je me sentais mieux, tant sur le plan physique que mental. Je nageais de plus en plus. Un jour, il n’a plus été possible de combiner natation, travail et études. J’ai alors pris la décision de me lancer dans sa pratique professionnelle. C’était en 2013. En ce moment, je me prépare pour les Jeux parapanaméricains de Toronto qui ont lieu le mois prochain. Mon objectif : être sélectionné dans l’équipe nationale colombienne pour les Jeux paralympiques de Rio en 2016.

« L‘eau me guérit »
Pour augmenter ses chances, Flavio participe aussi à l'entraînement avec les athlètes valides.

Quand je m'entraîne avec eux, je réalise plus que jamais que je suis capable de faire les mêmes choses qu'eux. Nous avons tous nos propres difficultés et nous devons tous apprendre à vivre avec elles.  Il m’est toujours douloureux de repenser à l'accident, mais grâce à la natation, je progresse tous les jours un peu. Je suis heureux d'avoir découvert ce sport. L'eau me guérit. Elle est meilleure psychologue que je ne l’aurais imaginé.
Publié le : 6 octobre 2015
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