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Yamen, 3 ans et une détermination sans faille

Améliorer la santé mentale Appareiller et rééduquer Secourir les victimes
Liban Syrie

Il y a six mois lors d'un bombardement, un mur s'est effondré sur Yamen, un jeune Syrien de 3 ans. Grièvement blessé, il est depuis paralysé partiellement en dessous de la taille. Malgré son jeune âge, il fait preuve d'un courage exemplaire. Il est accompagné par les équipes de Handicap International.

Yamen

© Molly Feltner / Handicap International

Pour protéger Yamen, sa petite sœur de 13 mois atteinte d'une malformation congénitale et son frère de 5 ans, ses parents ont décidé de fuir la Syrie pour se rendre au Liban dans la vallée de la Bekaa. La famille n'a plus rien et s'est réfugiée dans un immeuble inachevé.

Une des équipes mobiles de Handicap International a découvert Yamen et les siens. Rana, assistante sociale, s'est assurée que la famille soit enregistrée auprès des organismes attribuant des aides. Elle leur a déjà fourni un poêle à gaz et des couvertures pour affronter l'hiver. Mohamad, le kinésithérapeute de Handicap International, vient toutes les semaines. Il masse et étire les muscles contractés de Yamen et lui fait faire des exercices de rééducation. Il lui a également donné un déambulateur pour faciliter ses déplacements.

Yamen est un petit garçon très persévérant dans son réapprentissage de la marche. Il tombe et se relève sans sourciller et recommence toujours ses exercices avec beaucoup de sérieux.

« Il a repris beaucoup de forces depuis qu'il a commencé la rééducation avec Handicap International », affirme le père de Yamen.
« Avant, il restait au sol toute la journée, mais maintenant il se déplace tout seul et joue même avec les autres enfants. »

Le père de Yamen participe activement aux séances de rééducation de son fils et lui fait répéter chaque jour les exercices enseignés par Mohamad. Il les applique également à sa petite fille pour l'aider à développer ses capacités motrices amoindries par sa malformation. Mohamad veille aussi à ce qu'elle reçoive les soins spécialisés dont elle a besoin.

Au Liban, il n'y a pas de camps officiels pour abriter les quelque 940 000 Syriens* qui s'y réfugient. Ceux qui en ont les moyens louent des petits appartements d'une ou deux pièces. Les autres trouvent refuge dans des immeubles inoccupés ou sous des abris sommaires construits avec des bâches et des morceaux de tôle. Les équipes mobiles de Handicap International au Liban viennent chacune en aide à environ 100 réfugiés syriens handicapés ou blessés. Pour prendre soin de ces personnes particulièrement vulnérables, elles se rendent dans des lieux très reculés et doivent souvent finir leur trajet à pied.

* Source : UNHCR, 27 février 2014.

Publié le : 13 mars 2014
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