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Une main tendue aux réfugiés

Secourir les déplacés et/ou les réfugiés
Syrie

Les conflits dans le monde, et tout particulièrement la crise syrienne, poussent des milliers de civils à quitter leur pays. Des femmes, des enfants, des personnes handicapées se retrouvent dans le dénuement le plus complet, déracinés du pays qui les a vus naître, séparés de leur famille. À l’occasion de la journée internationale des migrants, Magali Deneufchâtel, Directrice générale de Handicap International France, signe une tribune. 

Handicap International, née dans les camps cambodgiens en Thaïlande, a toujours été particulièrement sensible au sort des réfugiés.

© S. Pierre / Handicap International

L’afflux de réfugiés et de migrants que connaît actuellement l’Europe touche chacun d’entre nous. La détresse des populations concernées, les conditions dramatiques de leur exode, l’exploitation dont elles font parfois l’objet, les marques d’hostilité voire de violence dirigées contre elles sont révoltantes. En 2015, près de la moitié de ces populations viennent de Syrie.

Une association comme Handicap International, née dans les camps cambodgiens en Thaïlande, a toujours été particulièrement sensible au sort des réfugiés. Concernant la crise syrienne, nos équipes ont déployé, depuis 2012 le plus important dispositif de notre histoire pour venir en aide aux populations civiles et en particulier dans les pays qui bordent la Syrie.

Nous intervenons depuis des mois à Kobané, ville en ruine, théâtre de violents combats et "piégée" par les restes explosifs de guerre.
Nous y avons lancé des actions de sensibilisation aux risques liés à ces armes qui font courir un danger mortel à ses habitants, et préparons le déminage de la ville.
Dans les pays voisins – Jordanie, Liban et Irak – où nous intervenons, la solidarité a atteint ses limites. Les réfugiés syriens représentent le quart de la population libanaise – comme si la France en accueillait 20 millions !

À l’heure où nous écrivons, rien ne semble annoncer un apaisement dans la crise syrienne.
Pour s’échapper d’un pays en guerre, où les civils sont pris pour cibles, il est prévisible que d’autres familles prendront tous les risques. La communauté internationale se doit de déployer davantage d’humanité, de soutien et de solidarité envers toutes les victimes de cette crise, qui fuient une région ravagée. En parallèle, notre rôle, sur place, reste indispensable : 30 % des réfugiés syriens au Liban et en Jordanie ont un handicap, une maladie chronique ou sont blessés. En trois ans, et grâce à vos dons, 360 000 personnes ont pu bénéficier de notre aide. Aidez-nous à continuer à les soutenir.

Merci.


Magali Deneufchâtel,
Directrice générale
Handicap International France

 

 

Publié le : 18 décembre 2015
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