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Tsunami de 2004 : Handicap International au cœur de l’urgence

Appareiller et rééduquer Secourir les victimes
Inde Indonésie Sri Lanka

Afin de venir en aide aux personnes vulnérables affectées par le tsunami du 26 décembre 2004, Handicap International est intervenue en Indonésie, au Sri Lanka et en Inde. Dix ans plus tard, l’association est toujours active dans ces pays pour les soutenir dans leur développement. Retour sur une mobilisation sans précédent.

Indonésie, Banda Aceh, mars 2006. Visite à domicile auprès d'un enfant qui a un pied-bot. Le village a été recomposé à partir de trois villages dont deux ont été dévastés par le tsunami du 26 décembre 2004.

© Philippe Merchez / Handicap International

Le 26 décembre 2004, un séisme d’une magnitude d’au moins 9,1 secoue les fonds sous-marins dans le golfe du Bengale, près de l’île de Sumatra (Indonésie). Il provoque un gigantesque raz-de-marée qui ravage les côtes asiatiques et détruit l’intérieur des terres. Bangladesh, Inde, Indonésie, Malaisie, Maldives, Myanmar, Sri Lanka, Thaïlande : de nombreux pays sont touchés. 270 000 personnes perdent la vie et plus d’un million se retrouvent sans-abri.

Une mobilisation immédiate

Handicap International mobilise aussitôt ses équipes auprès des plus vulnérables au Sri Lanka, où elle est déjà présente, et en Indonésie.
« Des médecins cingalais sont venus du centre de l’île pour apporter leur aide. En tant que logisticien, je me chargeais de trouver véhicules et chauffeurs, les médecins et les infirmières des médicaments. On ne comptait plus les heures. La première nuit, j’ai dû dormir deux heures », raconte Maxence, coordinateur logistique pour Handicap International au Sri Lanka lors du tsunami.

Des actions spécifiques pour les plus vulnérables

  • Dès la première semaine, Handicap International met en place 9 cliniques mobiles dans les camps de survivants déplacés au Sri Lanka. Plus de 42 000 consultations dont près de 7 200 pour des infections respiratoires sont ainsi réalisées.
  • L’association déploie également des kinésithérapeutes dans 18 hôpitaux et centres de santé en Indonésie et au Sri Lanka. Deux mois plus tard, ils avaient dispensé plus de 7 600 consultations de kinésithérapie. Environ 500 personnes ont aussi bénéficié d’un appareillage orthopédique (orthèses ou prothèses), fourni par l’association ou par des partenaires indonésiens.
  • Dans les îles Andaman, région indienne la plus fortement touchée par le tsunami, Handicap International apporte un soutien financier et technique à l’association locale Vidya Sagar de juin 2005 à août 2006. Pour pallier à l’absence de service de réadaptation dans ces îles, l’association enseigne à des travailleurs sociaux et des proches de personnes handicapées, les gestes élémentaires de rééducation. Des constructeurs et des groupes de personnes handicapées, notamment, sont formés à la mise en accessibilité des nouvelles constructions.
  • Aux Maldives, troisième pays le plus affecté par le tsunami, Handicap International est la seule ONG, avec la Croix-Rouge, à intervenir après la catastrophe. L’association apporte son conseil pour rendre accessible les maisons reconstruites en impliquant les personnes handicapées déplacées dans les décisions. Elle remplace également l’équipement de base – matelas, lits, ustensiles de première nécessité… – des personnes handicapées qui ont tout perdu suite au tsunami.

De l’intervention d’urgence au développement durable

Après la période d’urgence, Handicap International prolonge ses activités dans des perspectives de développement à long terme et sur la base de partenariats locaux :

  • Formation d’orthoprothésistes, appui aux associations de personnes handicapées et prise en compte de ces dernières dans le processus de reconstruction en Indonésie.
  • Appareillage, formation et rééducation, centres de ressources pour personnes handicapées et appui aux associations de personnes handicapées au Sri Lanka.
  • Poursuite du soutien à l’association Vidya Sagar en Inde.
  • Aux Maldives, soutien au gouvernement dans l’établissement d’une politique nationale pour les personnes handicapées, accessibilité des abris reconstruits après le tsunami pour les personnes handicapées et soutien des projets de réadaptation des personnes handicapées à Khulhudufushi.

Aujourd’hui, Handicap International est toujours active en Indonésie, en Inde et au Sri Lanka avec notamment des projets de gestion de risques de catastrophes naturelles, expertise considérablement renforcée par l’expérience du tsunami.

Publié le : 26 décembre 2014
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