Go to main content

Toute utilisation de sous-munitions doit être condamnée

Mines et autres armes

La Conférence sur les armes à sous-munitions s’est achevée le 7 septembre à Genève. Les États parties à la Convention d'Oslo ont adopté une déclaration politique forte qui réaffirme un impératif, celui de condamner systématiquement toute utilisation d’armes à sous-munitions. Ces armes barbares ont été employées de façon intense et répétée au Yémen et en Syrie depuis début 2015.

Conférence sur les armes à sous-munitions du 5 au 7 septembre 2016 à Genève

Conférence sur les armes à sous-munitions du 5 au 7 septembre 2016 à Genève | © Handicap International

La déclaration adoptée lors de la sixième Conférence sur les armes à sous-munitions (5-7 septembre 2016 à Genève) montre la détermination des États parties à faire de la Convention d’Oslo, qui interdit les armes à sous-munitions, une norme internationale incontournable. « Nous ne devons montrer aucune tolérance à l’égard de ces armes barbares. Nos observations sur le terrain ont montré combien elles étaient dangereuses pour les civils à court et long termes », affirme Anne Héry, Directrice du plaidoyer à Handicap International.

Selon le rapport 2016 de L’Observatoire des sous-munitions*, 97 % des victimes des armes à sous-munitions sont des civils. Ces armes tuent, blessent, mutilent et provoquent des traumatismes psychologiques lourds. De plus, jusqu’à 40 % de ces armes n’explosent pas à l’impact : des zones entières deviennent alors inhabitables, ce qui entrave la reprise de la vie sociale et économique et force les populations à se déplacer. Ces restes explosifs constituent une menace pour les civils parfois des dizaines d’années après un conflit.

La conférence de Genève a été suivie par plus de 80 délégations d’États du 5 au 7 septembre 2016. La Convention d’Oslo qui interdit l’emploi, la production, le transfert et le stockage des armes à sous-munitions dans le monde a été ratifié ou signé par 119 États. Lors de la conférence, Madagascar, la Namibie et le Nigéria qui sont déjà États signataires ont annoncé qu’ils ratifieraient la Convention d’Oslo dans les prochains mois.

> Sur le même thème :


* Le rapport 2016 de l’Observatoire des sous-munitions, dont Handicap International assure la coordination avec trois autres ONG, est le septième de ce genre. Il couvre les développements mondiaux enregistrés en matière de politique d'interdiction, d’utilisation, de production, de commerce et de stockage des sous-munitions. Il fournit des informations sur la contamination par ces armes, la dépollution et l'assistance aux victimes. Le rapport examine les activités de janvier 2015 au premier semestre 2016.

Publié le : 8 septembre 2016
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Des drones pour repérer les mines
© John Fardoulis / HI
Mines et autres armes

Des drones pour repérer les mines

À Faya-Largeau, dans le Nord du Tchad, Handicap International lance l’expérimentation de drones pour repérer la présence de mines et avoir une vision très précise du terrain : une révolution dans le monde du déminage. Xavier Depreytere, chez de projet, explique ces premiers essais.

Collecter les bombes laissées par les combats Mines et autres armes

Collecter les bombes laissées par les combats

Depuis novembre 2018, six experts de Handicap International sillonnent les rues de Tawarga pour collecter et détruire toutes les armes dangereuses laissées par le conflit libyen.

Une demi-tonne d’armes et de bombes détruites
© HI
Mines et autres armes

Une demi-tonne d’armes et de bombes détruites

Depuis novembre 2018, six spécialistes des armes de Handicap International ont collecté 150 engins explosifs dans les rues de Tawarga, au sud de Misrata en Libye. Simon Elmont, chef d'équipe, explique le travail de l’association sur place.