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«Tout a changé avec ma blessure»

Liban Syrie

Hozeifa a été blessé en 2016, lors d’un bombardement à Idlib, en Syrie. Désormais paraplégique, il vit dans une tente avec le reste de sa famille au Liban. Handicap International aide Hozeifa à s’adapter à sa nouvelle situation avec des sessions de soutien psychologique et de kinésithérapie.

Hozeifa a été blesse en 2016 lors d’un bombardement à Idlib en Syrie. Un éclat d’obus a transpercé son corps et l’a rendu paraplégique. Il vit maintenant au Liban, il vit dans une tente avec le reste de sa famille. | © P.Poulpiquet/Handicap International

Au beau milieu des montagnes de la Bekaa, une tente de fortune s’élève sur la bordure d’un pré. C’est là que vivent Hozeifa et sa famille, depuis fin 2016. Allongé sur un lit donné par Handicap International, l’adolescent ne peut presque plus bouger. Mohamad, kinésithérapeute, lui rend visite régulièrement pour des sessions de réadaptation.

Le jeune Syrien a été blessé au cours de l’année dernière. « Je rentrais de l’école avec mon cousin quand un missile est tombé près de nous. Je me souviens juste du son de l’explosion, avant que je ne perde connaissance. Lorsque je me suis réveillé, j’étais à l’hôpital. On m’a annoncé qu’un éclat d’obus avait transpercé mon corps et atteint ma colonne vertébrale. » Hozeifa passe plusieurs mois hospitalisé en Syrie, avant de finalement rejoindre le reste de sa famille, réfugiée au Liban depuis quelques années. 

« J’étais resté dans mon pays pour étudier. J’étais parmi les premiers de ma classe. Je voulais être prof ou docteur… Mais tout a changé avec ma blessure. Le voyage jusqu’au Liban a été très dur, mais j’avais besoin d’être avec mes parents après mon accident. Aujourd’hui, nous sommes réunis mais j’ai beaucoup de mal à accepter ces conditions de vie. Nous sommes dans cette tente et l’hiver, il fait très froid. Et pour le moment, je ne peux me déplacer qu’avec la chaise roulante donnée par l’association… Mon quotidien ici est à mille lieues de ma vie d’avant... »

Mohamad essaie de motiver le jeune adolescent lors de la session. « J’essaie toujours d’être positif avec lui », explique le kinésithérapeute. « De lui montrer qu’il peut encore faire beaucoup, malgré sa condition. Nous l’accompagnons également avec du soutien psychologique, pour l’aider à lutter contre sa dépression et à accepter cette nouvelle situation. » Et Hozeifa ajoute, entre deux exercices : « Ces séances avec Mohamad me redonnent de l’espoir. Quand je suis arrivé dans le pays, je ne pouvais même pas me tenir assis. Aujourd’hui, je peux. Alors, j’espère un jour être capable de me mettre à nouveau debout ».

 

Publié le : 19 juin 2017
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