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Syrie : neuf ans de violences, le chaos humanitaire

Mines et autres armes Secourir les déplacés/réfugiés Urgence
Jordanie Liban Syrie

Alors que près d'un million de personnes – principalement des femmes et des enfants – ont fui les combats et les bombardements à Idlib en Syrie, Handicap International appelle les États à s'engager pleinement dans le processus diplomatique international visant à mieux protéger les civils contre l'utilisation des armes explosives en zones peuplées. La situation actuelle constitue l’une des pires crises humanitaires depuis le début du conflit en 2011.

Immeubles détruits dans une zone d'habitation en Syrie

Immeubles détruits dans une zone d'habitation en Syrie | © Bahia Z. / HI

Handicap International appelle également à un cessez-le-feu immédiat et à la fin des bombardements et des pilonnages des zones peuplées de civils de nombreux rapports décrivant les effets indiscriminés et horribles de ces attaques sur les civils et des infrastructures civiles. Il s'agit de l'une des pires crises humanitaires depuis le début du conflit syrien en 2011.

3 millions de personnes piégées

Plus de 900 000 personnes – principalement des femmes et des enfants – sont déplacées par l'escalade de violences à Idlib, dans le Nord-Ouest de la Syrie, depuis décembre 2019. Les familles sont bloquées dans des camps surpeuplés à la frontière avec la Turquie. Elles ont besoin d'abris, de protection, de nourriture, d'eau, de produits d'hygiène, d’aide médicale et doivent faire face à un climat hivernal. Beaucoup d'entre elles sont traumatisées, ayant fui les violences à de multiples reprises ces dernières années. C'est le déplacement de personnes le plus important en neuf ans de conflit.

Les bombardements massifs en zones peuplées ont de terribles conséquences humanitaires : familles déchirées, blessures invalidantes, traumatismes psychologiques, déplacements forcés, destruction des infrastructures essentielles (hôpitaux, ports, ponts, etc.) et pauvreté toujours plus grande.

« 3 millions de personnes sont piégées par les combats et les bombardements, près d'un million ont déjà fui. Après Homs en 2012, Alep en 2016, La Goutha en 2017, Deraa en 2018, etc., le même scénario se répète : des bombardements massifs et répétés dans des zones peuplées. Les attaques à Idlib visent délibérément des civils ou des infrastructures essentielles et constituent des violations manifestes du Droit international humanitaire. En neuf ans, la crise syrienne a montré à quel point l'utilisation des armes explosives en milieu urbain a des conséquences dévastatrices pour les civils. »

Anne Héry, Directrice du plaidoyer à Handicap International

80 % des Syriens sous le seuil de pauvreté

L'utilisation des armes explosives en zones peuplées est intense et répétée en Syrie depuis décembre 2011. Des infrastructures civiles ont été touchées, notamment des camps de déplacés, des écoles, des centres de santé et des hôpitaux. Des attaques délibérées contre les travailleurs humanitaires, le personnel médical et leurs installations ont également été signalées. Action on Armed Violence (AOAV) rapporte que près de 80 000 personnes ont été tuées ou blessées par des armes explosives entre 2011 et 2018 en Syrie, dont 87 % de civils.

Actives en Jordanie et au Liban auprès des réfugiés syriens, les équipes de Handicap International sont témoins de la souffrance et du traumatisme de la population et de son incapacité à retourner chez elle en l’absence de toutes activités sociales ou économiques et de la forte contamination par les restes explosifs de guerre. Alors que les infrastructures essentielles et l'économie syrienne sont réduites à néant, 80 % des Syriens vivent actuellement en dessous du seuil de pauvreté.

La contamination par les restes explosifs de guerre est l'un des principaux obstacles au retour des réfugiés et des personnes déplacées. En Syrie, 11,5 millions de personnes sont exposées aux risques posés par les restes explosifs de guerre, selon le Service d’action contre les mines des Nations Unies (UNNMAS).

HI a besoin du soutien des Français

Handicap International et les membres du Réseau international contre les armes explosives (INEW) dialoguent avec les États pour les convaincre de soutenir pleinement une déclaration politique forte visant à mettre fin à l'utilisation des armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées, et à assurer toute l’aide aux victimes nécessaire. 

Les négociations pour cette déclaration politique ont débuté à Vienne début octobre 2019. Deux cycles de négociations ont eu lieu à Genève en novembre 2019 et février 2020. Ils seront suivis d'un troisième du 23 au 27 mars. Ce processus diplomatique se conclura avec une conférence prévue le 26 mai 2020 à Dublin, où une déclaration politique sera ouverte pour adoption.

« Les États ont une occasion historique de faire une réelle différence dans la protection des civils contre une cause majeure de catastrophe humanitaire dans les conflits modernes : l’utilisation des armes explosives en zones peuplées. »

Anne Héry, Directrice du plaidoyer à Handicap International

Handicap International appelle les citoyens français à se mobiliser à ses côtés en signant sa pétition. Votre signature compte ! Nous comptons sur vous.


Handicap International en Jordanie et au Liban – Crise syrienne

L'association et ses partenaires locaux aident les réfugiés syriens et les personnes vulnérables en Jordanie et au Liban depuis 2012.

En Jordanie :

  • En 2019, l'association et ses partenaires ont organisé des séances de réadaptation pour 3 215 personnes.
  • Elle a fourni à 382 personnes des équipements de mobilité tels que fauteuils roulants, déambulateurs et béquilles.
  • L'association a apporté une aide psychologique et sociale à plus de 400 personnes.
  • Handicap International travaille en Jordanie avec 11 partenaires locaux.

Au Liban :

  • Handicap International et ses partenaires ont organisé des séances de réadaptation pour plus de 3 000 personnes et ont fourni à 500 personnes des équipements de mobilité (fauteuils roulants, déambulateurs, béquilles, etc.).
  • L'association a apporté un soutien psychologique à près de 220 personnes.
  • Elle a organisé 2 000 sessions d'éducation aux risques, qui ont été profitables à plus de 40 000 personnes.

Histoires de réfugiés : ils ont tout perdu

Publié le : 15 mars 2020
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