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Pyramides de chaussures 2013 : Forte mobilisation des français pour dire NON à la guerre après la guerre !

Déminer les terres
Syrie

Paris, le 28 septembre 2013. Cette année encore, les citoyens français se sont mobilisés à travers tout le pays pour dénoncer les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions (BASM), des armes interdites, pourtant au coeur de l'actualité dans le conflit syrien. Avec plus de 51 000 nouvelles signatures collectées ce jour pour sa pétition d'interdiction, Handicap International dépasse aujourd'hui la barre des deux millions d'indignés.

Lancé d'une chaussure

© P.Grappin / Handicap International

28 Pyramides de chaussures se sont érigées ce samedi partout en France, symboles du combat de Handicap International contre les mines et les BASM. L'objectif est de rappeler au grand public que plus de 80 pays sont toujours pollués par des restes explosifs de guerre (REG)1 qui tuent ou mutilent une personne toutes les deux heures dans le monde. Parmi elles, 72% sont des civils dont 42% d'enfants !

Cette 19e édition dénonçait en particulier l'utilisation de mines antipersonnel et des BASM par les forces gouvernementales de Bachar El Assad en Syrie. Aujourd'hui interdites par deux Traités internationaux2, ces armes sont décriées par la communauté internationale et reconnues comme des menaces mortelles pour la population civile pendant et après les combats.

Au désastre humanitaire qui se joue actuellement en Syrie, s'ajouteront, dès la fin des combats, les conséquences tragiques de la présence de ces armes : une fois rentrés dans leur pays, les syriens seront confrontés aux dangers mortels qu'elles représentent. Ces armes de lâches entretiendront la guerre après la guerre pour les civils syriens.

Afin d'anticiper le retour de la population syrienne dans son pays, Handicap international dispense dès maintenant des séances de prévention à destination des réfugiés en Jordanie et au Liban. Dès que les conditions seront réunies, elle interviendra en Syrie afin de « dépolluer » les terres contaminées et permettre aux habitants de retrouver une vie sans danger.

Samedi 28 septembre, 45 000 personnes ont signé la pétition adressée à la France pour qu'elle reste mobilisée sur la nécessité d'obtenir l'interdiction totale et universelle de ces armes : 11 000 signataires à Lyon (69), 7000 à Paris (75), 2700 à Coudekerque (59), 2600 à Nancy (54), 1600 à Cannes (06) 1300 à Chambéry (73).

« Nous devons rester mobilisés pour que les millions de personnes concernées par la présence de ces armes dans leurs pays cessent de subir les stigmates de la guerre ! » déclare Jean-Marc Boivin, directeur général de Handicap International. Au-delà des drames humains qu'elles provoquent, des millions de victimes « invisibles » subissent aussi leurs conséquences. Ces armes représentent en effet une entrave majeure au développement des pays pollués, dont l'économie repose majoritairement sur l'agriculture.

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1 Le terme restes explosifs de guerre est utilisé pour désigner différents types d'engins non explosés – comme des grenades, des obus, des roquettes ou encore des sous-munitions – qui peuvent demeurer actifs et dangereux après leur utilisation

2 Traité d'Ottawa en 1997 et Traité d'Oslo en 2008 interdisant respectivement les mines et les BASM

Publié le 28 septembre 2013.

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