Go to main content

« Pour le bonheur de mon fils » - Naseem initiative

Réadaptation
Irak

Awyar a 6 ans et est atteint de paralysie cérébrale depuis sa naissance. Handicap International propose au petit garçon des séances de réadaptation, auxquelles son père participe activement.

Razgar montre à Hardi les exercices qu’il effectue quotidiennement avec son fils.

Razgar montre à Hardi les exercices qu’il effectue quotidiennement avec son fils. | © E. Fourt / Handicap International

Au pied des hautes montagnes qui marquent la frontière entre l’Irak et l’Iran, un petit garçon se tient avec son père, devant une grande maison. Au loin, Awyar et Razgar, qui se tiennent par la main, ne semblent former qu’une seule entité. Alors que la voiture de l’équipe de Handicap International s’approche de chez eux, l’enfant et son père avancent lentement vers le véhicule. Awyar a le sourire aux lèvres et semble impatient de commencer sa séance avec le kinésithérapeute de l’association. Le père et le fils invitent Hardi à l’intérieur de leur maison. Awyar et Razgar avancent au rythme du jeune garçon, se tenant toujours par la main. « Mon fils est toujours avec moi. C’est simple, où je vais, il va », explique Razgar, regardant tendrement Awyar tout en s’installant dans le salon.

Hardi demande d’abord à Razgar de lui montrer les exercices qu’il a fait faire à son fils depuis la dernière session. Le père d’Awyar semble très impliqué dans les séances de réadaptation de son enfant. Il effectue les gestes, concentré, pendant qu’Awyar se prête au jeu, riant aux éclats.  « Razgar prend la situation de son fils très au sérieux, et c’est probablement pour cette raison que l’on remarque de tels progrès chez ce petit garçon. Et puis, Awyar est aussi très enthousiaste lorsque je viens pour une séance », explique Hardi, qui entreprend de nouveaux exercices, pour améliorer la souplesse et l’équilibre d’Awyar au quotidien.

Alors que le garçon suit les instructions du kinésithérapeute, son père raconte : « Lorsqu’il est né, nous n’avons pas soupçonné le moindre problème. Les docteurs ne nous avaient rien dit et tout paraissait normal. Mais quelques jours après sa naissance, j’ai remarqué que mon fils ne pouvait pas bouger le bras droit. Cela a commencé à m’inquiéter. J’ai consulté des dizaines de médecins, qui avaient tous un diagnostic différent. Il m’a fallu un an pour découvrir ce dont Awyar souffrait. Lorsque nous avons su qu’il était atteint de paralysie, nous avons immédiatement commencé la kinésithérapie. »

Quand il apprend la nouvelle, Razgar décide de se dévouer totalement au bien-être de son fils et il conduit jusqu’au gouvernorat voisin, plusieurs fois par mois, pour qu’Awyar puisse bénéficier des meilleurs soins. Au début de l’année, Handicap International a lancé ses activités dans le gouvernorat de Halabja, dans le cadre de son initiative « Naseem ». Le but de ce projet est d’améliorer l’accès aux services pour les personnes handicapées dans le pays. Depuis, plus besoin pour Razgar de faire des heures de route pour que son fils puisse bénéficier de séances de kinésithérapie. Désormais, c’est Hardi qui se rend directement chez eux.

Alors que la session suit son cours, Razgar parle de ses espoirs pour Awyar : « Avant que Handicap International ne commence ces sessions chez nous, les mouvements de mon fils étaient lents, il se déplaçait peu. Aujourd’hui, il est capable de marcher un peu, de manger et de se laver seul : c’est un énorme progrès. J’aimerais qu’il aille à l’école bientôt mais nous vivons dans une région montagneuse, où les bâtiments sont difficilement accessibles. Il y a des escaliers partout, et c’est un environnement compliqué pour Awyar. Mais chaque jour, je lui fais monter et descendre les marches devant notre maison pour qu’il s’habitue. Je souhaite qu’il soit plus indépendant, c’est pour ça que je veux absolument qu’il puisse aller à l’école. Même s’il ne peut pas encore totalement s’exprimer, son sourire me rassure toujours et c’est une joie pour moi de pouvoir témoigner de son évolution ».

La session de kinésithérapie prend fin et Awyar vient s’asseoir sur les genoux de son père. Il regarde Hardi avec admiration pendant que le kinésithérapeute range ses affaires. Razgar explique : « Je pense que mon fils aimerait, lui aussi, un jour, devenir docteur. »


En savoir plus

Handicap international a lancé le projet « Naseem » en Irak en 2014 et a développé ses activités dans le gouvernorat de Halabja au début de l’année 2016. Le but du projet « Naseem » est d’améliorer l’accès aux services pour les personnes handicapées dans le pays. Dans le cadre de son activité « Réhabilitation à base communautaire » (CBR), l’association a déployé plusieurs équipes mobiles, dont certaines bénévoles, pour permettre à la population locale de bénéficier de séances de kinésithérapie, même dans les endroits les plus reculés du pays.

Les autres activités mises en place dans le cadre du projet « Naseem » incluent l’organisation de groupes de discussion, la mise en place de campagnes de sensibilisation et de l’évaluation des services à l’échelle nationale. Pour mener à bien ce projet, Handicap International a établi des partenariats avec plus de 40 Organisations de Personnes Handicapées (OPH) dans six gouvernorats d’Irak et du Kurdistan Irakien: Erbil, Sulaymaniyah, Dohuk, Halabja, Kirkuk, et Baghdad.

Publié le : 22 juin 2016
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relations donateurs
04 78 69 67 00

Relations presse

Nathalie BLIN
04 26 68 75 39 / 06 98 65 63 94
nblin@handicap-international.fr

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Rien ne peut séparer Nirmala et Khendo !
© Elise Cartuyvels / HI

Rien ne peut séparer Nirmala et Khendo !

Le 25 avril 2015, un violent séisme secouait le Népal. À des centaines de kilomètres l’une de l’autre, Nirmala et Khendo étaient ensevelies sous les décombres. Amputées d’une jambe, elles se rencontrent à l’hôpital, suivent de nombreuses séances de réadaptation avec les kinésithérapeutes de HI et réapprennent à marcher. Trois ans plus tard, elles sont devenues inséparables, vont à l’école ensemble et rêvent de danser.

« Je suis heureux d’avoir aidé ces enfants, ces adultes, ces victimes »
© Elise Cartuyvels / HI

« Je suis heureux d’avoir aidé ces enfants, ces adultes, ces victimes »

Sudan Rimal, 29 ans, est kinésithérapeute pour Handicap International au Népal. Après le séisme qui a frappé le pays le 25 avril 2015, il a aidé des centaines de victimes en menant des séances de réadaptation et en leur apprenant à remarcher. Témoignage d’un professionnel qui a beaucoup appris de cette catastrophe.

Trois ans après le séisme, Handicap International toujours aux côtés des victimes
© Elise Cartuyvels / HI

Trois ans après le séisme, Handicap International toujours aux côtés des victimes

Le 25 avril 2015, la terre tremblait au Népal. Plus de 8 000 personnes perdaient la vie et plus de 22 000 autres étaient blessées. Handicap International est immédiatement intervenue auprès des personnes affectées. L’association a aidé plus de 15 000 personnes dont Ramesh, Nirmala et Khendo.