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« Nous devons protéger les civils des restes explosifs »

Eduquer au danger des mines et des restes explosifs de guerre
Palestine

Un an après le début du conflit de l’été 2014, les habitants de la bande de Gaza vivent toujours sous la menace des restes explosifs de guerre. Handicap International les sensibilise aux risques pour limiter les accidents. Explications de Guillaume Zerr, chef de mission dans les Territoires palestiniens.

Stand de Handicap International dans la bande de Gaza, lors d'une journée de sensibilisation aux mines et restes explosifs de guerre

© Tom Shelton / Handicap International

Quelle est la situation des habitants de Gaza aujourd’hui ?

Un an après le conflit, ils sont toujours en danger. Le cessez-le-feu relatif ne protège pas ceux qui chaque semaine meurent ou sont blessées par des restes explosifs laissés là. J’ai pu mesurer à quel point les familles étaient exposées à cette menace. Dans de nombreux quartiers, la dispersion des restes explosifs de guerre rend les déplacements très risqués. La reconstruction est, de fait, freinée par leur présence. Il n’est pas possible de déblayer les gravats susceptibles d’abriter des obus ou des munitions non explosées. Et il faudra encore des années pour tout dépolluer. Avec le blocus de la bande de Gaza qui limite considérablement l’entrée de matériaux, la reconstruction n’a quasiment pas avancé. Nos équipes doivent faire face aux mêmes difficultés d’approvisionnement alors que les besoins sont immenses. Ceux qui vivent avec un handicap parce qu’ils ont été blessés durant la guerre n’ont pas retrouvé un cadre de vie digne leur permettant d’être autonomes.

Quelles sont les actions de Handicap International ?

Nous avions mobilisé à l’été 2014 nos équipes présentes sur place pour venir en aide aux plus vulnérables, notamment en distribuant des aides à la marche et en assurant des soins de réadaptation. Depuis mars dernier, nous organisons des séances de sensibilisation aux risques liés aux engins explosifs pour éviter de nouvelles victimes. Même après la fin du conflit, les restes explosifs continuent de représenter une menace pour les populations. Il est vital d’inculquer les bons réflexes qui peuvent épargner des vies. Nous avons déjà mené près de 700 sessions de sensibilisation. Plus de 5 000 adultes et enfants en ont bénéficié depuis mars 2015. Handicap International est présente à Gaza depuis 1996. Nous travaillons avec des associations locales, dans les domaines de la réadaptation fonctionnelle, du soutien psychosocial, du renforcement associatif et, depuis 2014, dans le domaine de l’éducation. 

Quelles sont les priorités pour améliorer durablement la situation des Gazaouis ? 

La question des restes explosifs de guerre reste centrale. Leur identification et leur destruction est un préalable à la reconstruction. Si on veut permettre aux habitants de Gaza de reprendre leurs activités, on ne peut les abandonner à la menace de ces armes. C’est la condition également à la restauration des services de base tels que l’éducation ou la santé.

Publié le : 1 juillet 2015
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