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Mossoul : protéger la population des restes explosifs de guerre

Mines et autres armes Urgence
Irak

Mossoul est le théâtre d’affrontements intenses qui ont entraîné le départ de plus de 450 000 civils depuis octobre 2016. Près de 100 000 d’entre eux sont déjà retournés dans leurs zones d’origine reprises par les forces armées. Handicap International organise des sessions de sensibilisation aux risques des restes explosifs de guerre pour avertir les habitants des dangers qui les menacent, notamment les enfants.

Sensibilisation d'enfants par Handicap International aux risques des restes explosifs de guerre en Irak

Sensibilisation d'enfants par Handicap International aux risques des restes explosifs de guerre en Irak | © E. Fourt / Handicap International

« Depuis le début de l’offensive en février 2017 pour reprendre l’ouest de Mossoul, les mouvements de population se sont considérablement accélérés », explique Maud Bellon, coordinatrice de la réponse d’urgence de Handicap International. « Beaucoup de civils fuient les bombardements, mais un grand nombre de personnes qui avaient quitté Mossoul font également le choix de rentrer chez elles. Pourtant, les risques y sont encore énormes. Des restes explosifs de guerre et autres engins explosifs improvisés jonchent les rues et les maisons qui ont été laissées à l’abandon, lorsque celles-ci n’ont pas été détruites lors des combats. »

Les enfants à informer en priorité

« Nous intervenons dans les camps de déplacés et dans les communautés, pour sensibiliser un maximum de personnes aux risques des restes explosifs de guerre », explique Hilda, agent de prévention. « Nous mettons en particulier l’accent sur les écoles, car les enfants sont extrêmement exposés aux dangers que ces engins représentent. Ils sont curieux et ne réalisent pas toujours le risque que peut représenter une arme explosive. Nous devons leur apprendre à faire attention et leur enseigner comment réagir face à un tel danger. » Les équipes de l’association interviennent également dans les centres communautaires et dans les tentes pour sensibiliser les parents. 

Intervenir avant le retour, un défi majeur

Depuis quelques semaines, les agents de prévention de Handicap International ont étendu leur intervention. « Nous travaillons désormais également dans les bus qui ramènent les déplacés dans les zones de Mossoul reprises par les forces armées. C’est sans aucun doute l’aspect le plus important de notre action », explique Salar, qui travaille pour l’association depuis le début de sa réponse d’urgence. « Les personnes qui rentrent chez elles n’ont en général aucune information sur les dangers qui pourraient exister dans leurs quartiers. Beaucoup de déplacés sont très attentifs aux conseils que l’on peut leur donner lors des sessions. Ils nous remercient de prendre le temps de leur expliquer ce à quoi ils pourraient être exposés, une fois de retour chez eux. » 

> Voir une vidéo de sensibilisation dans les bus :

L'association sensibilise également dans les bus les populations déplacées de retour dans leurs zones d'origine
© B. Almeras et E. Fourt / Handicap International

Des milliers de personnes sensibilisées

« Nous organisons plus d’une dizaine de sessions chaque jour, auprès de différents publics et dans plusieurs zones de déplacements », poursuit Maud Bellon. « Plus d’un millier de civils ont déjà été sensibilisées par nos équipes. Plusieurs milliers d’autres seront sensibilisés dans les mois à venir. Nous ne souhaitons pas seulement guérir les blessures de la population touchée par le conflit, nous avons aussi à cœur de les protéger en les prévenant des dangers. Nos sessions de sensibilisation sont essentielles pour assurer la sécurité des personnes dans une telle situation. »


Urgence Mossoul

Les combats entre groupes armés et forces gouvernementales en Irak, au cours de ces dernières années, ont engendré le déplacement de plus de 3 millions de personnes. Au total, on estime que 11 millions de civils ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays. Avec l’offensive sur Mossoul, les organisations internationales font face à un défi sans précédent. Plus de 450 000 personnes ont fui les combats depuis le 17 octobre dernier, et on dénombre un nombre important de civils blessés. 

Publié le : 12 mai 2017
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