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Mossoul : Handicap International prépare une réponse à la hauteur de l’urgence

Urgence
Irak

Trois semaines après le début des opérations militaires pour reprendre la ville de Mossoul en Irak, plus de 34 000 personnes ont été déplacées. Handicap International se prépare à leur venir en aide et déploie d’importants moyens pour répondre à cette urgence. Point de situation sur l’intervention humanitaire de l’association.

Des enfants ont trouvé un engin explosif alors qu’ils jouaient et utilisent les techniques apprises lors de sessions d’éducation au risque pour sécuriser la zone, avant qu’une équipe de déminage n’intervienneDes enfants ont trouvé un engin explosif alors qu’ils jouaient et utilisent les techniques apprises lors de sessions d’éducation au risque pour sécuriser la zone, avant qu’une équipe de déminage n’intervienne - photo d'archive Handicap International Irak

Des enfants ont trouvé un engin explosif alors qu’ils jouaient et utilisent les techniques apprises lors de sessions d’éducation au risque pour sécuriser la zone, avant qu’une équipe de déminage n’intervienne - photo d'archive Handicap International Irak | © J. Zahorski / Handicap International

Une équipe de Handicap International s’est rendue dans plusieurs zones de déplacement fin octobre - début novembre. À Qayyarah, Al Haj Ali et dans le camp de Jad’ah et Debaga, des milliers de déplacés originaires des villes et villages situés aux environs de Mossoul sont déjà arrivés. Le but de cette première visite était d’évaluer les besoins dans ces zones de déplacement, de façon à apporter la réponse humanitaire la plus appropriée. L'association va mettre en place des activités de réadaptation, de soutien psychosocial et d’éducation aux risques de mines et restes explosifs de guerre dans ces communautés et camps de déplacés. Cette visite a également permis aux responsables de l’association de vérifier le niveau d’accessibilité des structures dans lesquelles la population déplacée est relogée, de façon à ce que les personnes handicapées ne soient pas oubliées dans cette réponse d’urgence et aient le même accès aux services humanitaires que les autres civils ayant fui leur zone d’origine.

Déploiement d’équipes mobiles

En parallèle, l’association est en train de former des équipes mobiles pour son intervention sur le terrain. Quatre équipes d’éducation aux risques des mines et restes explosifs de guerre, quatre autres de soutien psychosocial et trois équipes de réadaptation seront très bientôt déployées dans les zones de déplacement. « Nous avons également recruté des psychologues pour les cas de traumatisme les plus sévères », indique Fanny Mraz, chef de mission pour Handicap International en Irak, lorsqu’elle fait référence aux personnes ayant vécu plusieurs années dans des zones contrôlées par le groupe État islamique. « Nos équipes comprendront également des volontaires irakiens, qui font partie de la population déplacée et pourront nous aider à identifier les personnes ayant un besoin urgent de soutien psychologique. Ils nous appuieront également dans l’organisation d’activités pour les enfants dans les zones de déplacement. »

Formation des acteurs humanitaires

Handicap International est l’un des acteurs majeurs en éducation aux risques dans le pays, raison pour laquelle l’association s’apprête à former d’autres organisations humanitaires aux risques des mines et restes explosifs de guerre. « La contamination – présence de restes explosifs de guerre – n'est pas visible aux yeux de tous et il est donc nécessaire de s'assurer que chacun a le même niveau d’information. Ces armes et engins explosifs improvisés touchent les populations civiles, mais peuvent aussi toucher les humanitaires qui leur viennent en aide. Il est donc essentiel que chacun soit sensibilisé à ces risques, lorsqu’une intervention se prépare dans un pays aussi contaminé que l’Irak. Notre expertise dans ce domaine et nos années d’expériences sont donc également mises au profit de l’intervention d’urgence des autres acteurs humanitaires présents sur le terrain », conclut Fanny Mraz.


> Lire aussi "Bombarder des civils, ce n'est pas la guerre, c'est un crime !"

Publié le : 8 novembre 2016
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