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Mines antipersonnel : les progrès ne doivent pas masquer les besoins des victimes

Lutter contre les mines, les BASM et restes explosifs de guerre
France

Le rapport 2014 de l’Observatoire des mines pointe les progrès réalisés en matière de dépollution des mines antipersonnel et d’assistance aux victimes. Autre bonne nouvelle : la baisse significative de victimes de mines et restes explosifs de guerre. Handicap International souligne toutefois que la réponse aux besoins des victimes reste encore largement insuffisante.

Handicap international - Lutter contre les mines en République démocratique du Congo

© Till Mayer / Handicap International

Alors que les pays déclarés libres de mines sont de plus en plus nombreux, l’aide aux victimes dans le simple cadre des traités de désarmement ne suffit pas. Cette assistance doit être intégrée aux politiques de développement et à la défense des droits de l’Homme pour que leurs droits soient pleinement respectés. « Nous ne pouvons que nous réjouir que le Traité d’Ottawa traduise ses effets sur le terrain, contribuant à réduire les risques pour les communautés menacées par les mines et explosifs de guerre (REG), déclare Marion Libertucci, responsable du plaidoyer à Handicap International. Mais il ne faut pas oublier les victimes. Les personnes vivant avec un handicap causé par ces armes ont besoin de notre soutien, notamment pour la défense de leurs droits. »

« Au regard du rapport 2014 de l’Observatoire des mines, nous constatons que, malgré les progrès évidents, de nombreux efforts restent à faire, ajoute Marion Libertucci. Nous demandons aux gouvernements concernés par le problème des mines/REG de répondre aux besoins des victimes à travers des politiques nationales efficaces et des programmes assurant une participation équitable à la société des personnes atteintes d’un handicap. »

Handicap International, membre de la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel, rappelle que ces dernières ne font pas seulement des victimes physiques. La présence de ces armes et celle de restes explosifs de guerre met en danger des communautés entières, à travers la pollution de points d’eau, de terres agricoles ou d’infrastructures publiques, et empêchent le développement des pays concernés. Les populations sont menacées dans l’accomplissement de gestes quotidiens, comme puiser de l’eau ou cultiver un champ. Continuer à soutenir les survivants et les victimes indirectes reste essentiel.

Lire le communiqué de presse

Publié le : 3 décembre 2014
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