Go to main content

Les soins redonnent de l'espoir

Appareiller et rééduquer Déminer les terres Secourir les victimes
Sud Soudan

Dans le camp de déplacés de Juba, les conditions sont rudes. 15 000 personnes vivent ici dans des conditions extrêmes. Le manque d'eau, la vie dans des tentes sous un soleil de plomb et une terre aride à perte de vue constituent leur nouvel univers. Handicap International accompagne les plus vulnérables comme Mabior Joseph Bentieu, 25 ans, blessé par balle.

Mabior Joseph, 25 ans, blessé par balle

© C. Lepage / Handicap International

Pour secourir les victimes des violences armées liées au conflit qui ravage la République du Soudan du Sud depuis la fin 2013, Handicap International anime un relais « handicap et vulnérabilité » au sein du camp de déplacés Juba 3. Sous une grande toile de tente qui fait office de salle d'accueil, l'équipe mobile de l'association dispense des consultations, soigne les blessés et leur fournit des kits pour se soigner. Elle distribue également aux personnes blessées ou handicapées du matériel de mobilité, tel que des fauteuils roulants ou des béquilles.

C'est ici que l'équipe de Handicap International rencontre Mabior Joseph Bentieu pour la première fois. Il arrive de l'État de l'Unité, une région frontalière avec le Soudan où de violents combats font rage régulièrement. Le jeune homme souffre de blessures par balles à la jambe gauche et se déplace difficilement. Dans les circonstances actuelles, avec le manque d'hygiène et de confort qui prévaut dans le camp, ses blessures non soignées peuvent vite s'infecter et engendrer des séquelles irréversibles.

Mabior Joseph remplit d'abord un questionnaire pour permettre à l'équipe mobile de mieux comprendre sa situation et cerner ses besoins. Sophie, ergothérapeute, le prend ensuite en charge. Ses blessures sont traitées et il reçoit un kit contenant des bandages, du désinfectant et des petits ciseaux pour qu'il puisse se soigner seul. Sophie lui explique qu'il doit changer ses bandages tous les jours afin d'éviter une infection. Elle lui apprend les gestes à effectuer. Elle ajuste ensuite une paire de béquilles et la remet au jeune homme.

Cette aide représente une lueur d'espoir pour Mabior Joseph. Ici, pouvoir se soigner et se déplacer, c'est survivre.

L'équipe mobile de Handicap International a déjà distribué 648 aides à la mobilité – béquilles, fauteuils roulants, cannes blanches, déambulateurs... – et 250 kits de soins aux personnes handicapées et blessées du camp.

Publié le : 20 février 2014
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relations donateurs
04 78 69 67 00

Relations presse

Nathalie BLIN
04 26 68 75 39 / 06 98 65 63 94
nblin@handicap-international.fr

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

L’action contre les mines en 2018
© Elisa Fourt / HI
Déminer les terres

L’action contre les mines en 2018

Les évolutions du déminage tiennent beaucoup aux mutations récentes des contextes d’intervention. Thomas Hugonnier, responsable de l'action contre les mines au siège de Handicap International, explique les caractéristiques du déminage aujourd’hui.

Violences, traumatisme : les besoins des réfugiés sud-soudanais en santé mentale
© P. Russell / Handicap International
Santé Urgence

Violences, traumatisme : les besoins des réfugiés sud-soudanais en santé mentale

Plus d'un million de personnes ont fui le Soudan du Sud pour se réfugier en Ouganda depuis le début de la guerre civile en 2013. Beaucoup ont été témoins ou victimes de violences : déplacements forcés, viols, massacres... Handicap International fournit un soutien psychosocial pour répondre aux besoins complexes et urgents des réfugiés en matière de santé mentale.

Unir les forces pour favoriser le développement du Tchad
© B. Almeras / Handicap International
Déminer les terres Protéger les populations vulnérables

Unir les forces pour favoriser le développement du Tchad

Handicap International lance au Tchad un vaste programme de développement visant à déminer des terres contaminées, à mettre en place un système de protection sociale et à stimuler l’activité économique dans les régions du Nord (Borkou, Ennedi, Tibesti) et celle du Lac Tchad. En consortium avec trois autres ONG internationales, ce projet sur 4 ans représente le plus gros budget humanitaire – 23 millions d’euros –  jamais géré par l’association. Thomas Hugonnier, responsable de l’action contre les mines, nous en donne les clés.