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Les mines, vestiges du passé troublé du Liban

Lutter contre les mines, les BASM et restes explosifs de guerre
Liban

Les équipes de démineurs de Handicap International sont déployées dans la province du Nord Liban. Leur mission : dépolluer les zones contaminées par des mines antipersonnel posées lors de la guerre civile entre 1975 et 2000, et qui continuent aujourd’hui de menacer les civils.

Handicap International intervient au nord du Liban pour dépolluer les zones contaminées par des mines antipersonnel posées lors de la guerre civile (1975 - 2000).

© Molly Feltner / Handicap International

Handicap international mène des opérations de déminage dans les districts de Becharre, Batroun et Koura au Nord Liban. Trois équipes, composées chacune d’une douzaine de démineurs, travaillent sur des terrains essentiellement agricoles situés dans des zones montagneuses et peu peuplées. L’association prévoit de constituer une quatrième équipe de déminage cette année, ce qui devrait permettre la dépollution complète des trois districts d’ici 2016. 20 000 habitants bénéficieront directement de ces actions de déminage.

« Récemment, nous sommes intervenus dans un champ de près de 4 000 m² où nous avons localisé et détruit 73 mines antipersonnel ! Le travail a été long. Nous avons progressé lentement. »
Chris Chenavier, chef de mission pour Handicap International

La vitesse des opérations varie en effet selon le niveau de contamination du terrain. En 2014, un démineur nettoyait en moyenne 25 m² par jour. 

« La topographie accidentée des lieux ne nous permet pas d’utiliser des machines ou des chiens. Tout se fait manuellement. »
Mohamed Kaakour, chef des opérations

Les terrains, surtout d’anciennes terres agricoles, principalement des oliveraies et des vergers, ne sont plus cultivés en raison de la présence de restes de guerre non explosés. Une fois déminés, ils sont à nouveau exploitables et permettent d’obtenir un revenu dont les propriétaires ont été longtemps privés. Par exemple, Handicap International a terminé en juillet dernier la dépollution d’une oliveraie de 60 arbres, restée inexploitée depuis 2004 suite à l’explosion d’une mine qui avait entraîné la mort d’un berger. Quelques mois plus tard, après la récolte annuelle fin novembre, le propriétaire a gagné environ 5 000 euros de la vente de ses olives. Ce cas illustre l’impact du travail des démineurs sur les populations.
    
La dépollution permet également de construire des bâtiments, de rénover des routes et de développer des projets touristiques.

Selon les données communiquées récemment par le Centre libanais d’action contre les mines (LMAC), il reste environ 3 000 hectares pollués par des mines, dont un quart sur la frontière avec Israël, et 1 700 hectares par des sous-munitions. Quelque 1 260 hectares de terres ont déjà été rendus à la population grâce à l’action combinée des acteurs du déminage.

Publié le : 16 janvier 2015
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