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Les démineurs de Handicap International de retour en Casamance

Déminer les terres
Sénégal

De nombreux restes explosifs continuent de menacer les populations qui vivent dans cette région du Sud du Sénégal. L’association relance ses activités de déminage avec l’objectif de dépolluer 70 000 m² de terres d’ici juillet. Focus à l'occasion de la Journée internationale contre les mines le 4 avril.

Manipulation d'une machine démineuse au Sénégal (photo d'archive 2017)

Manipulation d'une machine démineuse au Sénégal (photo d'archive 2017) | © HI

Handicap International (HI) a relancé ses activités de déminage en Casamance. Celles-ci avaient dû être interrompues il y a plus d’un an, par manque de financement. D’ici à juillet prochain, nos équipes projettent de dépolluer 70 000 m² de terres (l’équivalent de la superficie de 10 terrains de football) dans les localités de Djibanar et Niagha, à l’est de Ziguinchor, où vivent quelque 22 500 personnes. Ils viendront ainsi s’ajouter aux 400 000 m² déjà déminés dans la région depuis 2008.

 

 

Rendre leurs terres aux communautés

Vingt ans après la ratification du Traité d’Ottawa par le Sénégal, près de 1,2 million de mètres carrés de terres demeurent contaminés en Casamance, que ce soit par des mines antipersonnel ou d’autres restes explosifs de guerre. Une contamination qui date des années 80-90, lorsque de violents affrontements avaient opposé l’armée sénégalaise et les combattants indépendantistes casamançais. 

Elle s’étend sur des routes, des sentiers, mais aussi et surtout sur de nombreuses terres agricoles, sources de revenu vitales pour les habitants de la région. À travers ses activités de déminage, Handicap International entend donc rendre ces terres aux familles auxquelles elles appartiennent : leur permettre de se les réapproprier sans danger, et de pouvoir y circuler et y cultiver librement.

À terme, ce travail de déminage entend donc avoir un impact bénéfique direct sur le développement économique et humain de ces localités, et indirectement sur celui de toute la région. Des changements positifs qui, par ailleurs, pourraient aussi encourager le retour de quelques-uns des milliers de déplacés internes qui avaient fui la Casamance plusieurs années auparavant, et que cette contamination dissuadait de revenir.

Une présence historique de HI

Les équipes de Handicap International sont présentes au Sénégal depuis 1996. Elles ont commencé à travailler en Casamance en 1999, afin d’apporter des soins de réadaptation physique et du soutien psychologique aux victimes de mines, et d’informer les communautés locales sur les risques liés aux restes explosifs de guerre.

Dans les années qui ont suivi, l’association a mené un vaste projet d’enquête auprès des populations de 82 communes casamançaises, afin de déterminer et de délimiter avec elles les zones de la région comportant un risque particulier, et celles à déminer en priorité

C’est en 2008, en se basant sur les résultats de ces enquêtes, que Handicap International a lancé ses premières activités de déminage à proprement parler en Casamance. L’organisation est, à ce jour, le seul opérateur de déminage humanitaire actif au Sénégal.

Publié le : 4 avril 2019
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