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Les bombardements massifs de civils doivent cesser !

Lutter contre les mines, les BASM et restes explosifs de guerre

Une vingtaine d’États et plusieurs organisations internationales se réunissent à Vienne, en Autriche, les 21 et 22 septembre. L’objectif est de discuter pour la première fois d’une solution politique visant à mettre fin à l’utilisation des armes explosives en zones peuplées. Handicap International fera entendre la voix des survivants pendant la conférence pour que les États se mobilisent contre cette pratique inacceptable.

Ville de Kobané, en Syrie, détruite par les bombardements. Handicap International fait entendre la voix des victimes à la Conférence de Vienne les 21 et 22 septembre.

© P. Houliat / Handicap International

« C’est la première fois que les États se réunissent pour proposer un processus diplomatique en réponse au problème de l’utilisation des armes explosives en zones peuplées. Et c’est également la première fois que des survivants pourront faire entendre leur voix auprès de la communauté internationale. La réalité de l’impact de ces armes sur les civils sera au cœur des discussions des diplomates. Les États doivent mettre fin à cette pratique insupportable. Ils doivent également répondre aux droits et aux besoins des survivants et de leurs familles qui sont trop souvent laissés pour compte. »
Anne Héry, directrice du Plaidoyer à Handicap International

La parole aux survivants 

Adnan, victime d’un éclat d’obus en 1995 pendant le conflit en ex-Yougoslavie et Oussama, victime d’un bombardement pendant le conflit en Syrie en 2012, ont été invités par Handicap International à la Conférence de Vienne. Ils témoigneront de leurs traumatismes, de leurs handicaps et des obstacles qu’ils ont rencontrés pour retrouver leur place dans la société. Ils raconteront aux diplomates présents toute l’horreur liée à l’utilisation des armes explosives en zones peuplées.

Les armes explosives en zones peuplées 

L’utilisation d’armes explosives en zones peuplées est une pratique tristement courante dans les conflits actuels comme en Syrie, en Ukraine, au Yémen… Handicap International, qui intervient dans de nombreux contextes où les populations ont été ou sont encore affectées par ces armes, a documenté récemment l’impact de ces armes en Syrie à travers deux rapports*.

Utilisées dans les zones peuplées, les armes explosives tuent, provoquent souffrances et blessures graves (brûlures, plaies ouvertes, fractures, etc.). Elles sont la cause de handicaps et de traumatismes psychologiques durables. Cette pratique provoque le déplacement forcé des populations, détruit des infrastructures essentielles comme les habitations, les écoles et les hôpitaux.

De plus, lors d’une attaque, un pourcentage variable de ces armes n’explose pas au moment de l’impact, générant une menace permanente pour les populations civiles longtemps après les combats. La présence de restes explosifs de guerre rend périlleux le retour des populations dans leurs quartiers une fois l’attaque passée ou le conflit terminé.

* L’utilisation d’armes explosives en Syrie, un héritage mortel et Kobané, le piège des restes explosifs

Publié le : 21 septembre 2015
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