Go to main content
 
 

Les bombardements aériens blessent et tuent les civils

Lutter contre les mines, les BASM et restes explosifs de guerre
International

Selon le dernier rapport* de l’Association On Armed Violence (AOAV), 15 399 civils ont été tués par des armes explosives de toutes sortes entre janvier et novembre 2017. Une augmentation de 42 % par rapport à la même période en 2016. Principalement en cause, l’augmentation spectaculaire des bombardements aériens.

Jeune garçon victime de bombardements en Irak avec Handicap International

© Martin Crep / HI

Sur les 15 399 civils tués par des armes explosives, 58 % d’entre eux ont été tués par des bombardements aériens, principalement en Syrie, en Irak et au Yémen. Ce qui représente une augmentation de 82 % des victimes de bombardements aériens entre 2016 et 2017 (sur les 11 premiers mois de chacune de ces années). 70 % des incidents recensés se sont produits dans des zones urbaines.

Les bombardements aériens sont en grande majorité perpétrés par des coalitions et des armées appartenant à des États. Ces derniers sont ainsi devenus en 2017 responsables de la majorité des morts civils, une première depuis que l’Association On Armed Violence (AOAV) a lancé son rapport en 2011.

« Alors qu’une grande partie des conflits actuels se déroulent dans des zones urbaines, les États doivent reconnaître les nombreux problèmes humanitaires posés l’utilisation des armes explosives en zones peuplées : blessures graves et invalidantes, traumatismes psychologiques lourds, déplacements forcés et appauvrissement des populations, destruction d’infrastructures essentielles (hôpitaux, ports, ponts, etc.), anéantissement des tissus social et économique… Ils doivent s’engager contre cette pratique dont les conséquences sont dévastatrices pour les populations locales. »

Anne Héry, Directrice du plaidoyer à Handicap International

Pour une déclaration politique 

Au sein de la coalition INEW (International Network on Explosive Weapons), Handicap International appelle les États à s’engager à tout faire pour mettre fin à l’utilisation des armes explosives en zones peuplées, et notamment à soutenir les initiatives internationales allant dans ce sens. L’association appelle les citoyens à signer une pétition pour mobiliser les États contre le fléau. 

Les victimes de l’utilisation des armes explosives en zones peuplées, pratique devenue courante dans les conflits actuels, sont à 92 % des civils. Utilisées dans les zones peuplées, les armes explosives tuent, provoquent des souffrances et des blessures graves (brûlures, plaies ouvertes, fractures, etc.). Elles sont la cause de handicaps et de traumatismes psychologiques lourds. Cet usage provoque le déplacement forcé des populations, détruit des infrastructures essentielles comme les habitations, les écoles et les hôpitaux.

Lors d’une attaque, un pourcentage variable de ces armes n’explose pas à l’impact, générant une menace permanente pour les populations civiles longtemps après les combats. La présence de restes explosifs de guerre rend périlleux le retour des populations dans leurs quartiers une fois l’attaque passée ou le conflit terminé.

* https://aoav.org.uk/2018/2017-set-worst-year-civilian-fatalities-since-aoav-records-began/ 

=> Revenir au dossier

Publié le : 15 mars 2018
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Bombardements des civils : 6 mois décisifs pour agir Mines et autres armes Protéger les populations vulnérables

Bombardements des civils : 6 mois décisifs pour agir

Baptiste Chapuis, chargé de plaidoyer à Handicap International, nous explique pourquoi participer à la Pyramide de chaussures est essentiel et en quoi les 6 mois qui la suivront seront cruciaux pour le combat contre les bombardements des civils en zones peuplées.

Les sous-munitions continuent de mutiler et tuer des civils
© HI
Mines et autres armes

Les sous-munitions continuent de mutiler et tuer des civils

Publié le 29 août, le rapport 2019 de l’Observatoire des sous-munitions révèle que de nouvelles attaques utilisant des armes à sous-munitions ont eu lieu en Syrie en 2018. Alors que jusqu’à 40 % des engins n’explosent pas à l’impact, ces attaques engendrent une lourde contamination qui pose une menace mortelle à long terme pour les populations. La conférence des États parties à la Convention d’Oslo, qui interdit les armes à sous-munitions, se tient du 2 au 4 septembre à Genève. Handicap International appelle les États à appliquer le Droit international et à condamner systématiquement l’utilisation de ces armes barbares.

Comment Handicap International agit auprès des réfugiés handicapés Réadaptation Secourir les déplacés/réfugiés

Comment Handicap International agit auprès des réfugiés handicapés

Aline Bouffandeau, spécialiste en réadaptation à Handicap International, explique en vidéo les actions de l'association dans les camps à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin.