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« Les blessures par armes explosives provoquent de lourds handicaps »

Secourir les victimes
Syrie

Témoignage de Pauline Falipou, référente technique Réadaptation à Handicap International, sur les conséquences de l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées.

Alors qu’il était sur son vélomoteur, Dia’a, 15 ans, a été blessé à la colonne vertébrale par des éclats d’obus lors d’un bombardement aérien en Syrie. Il est soigné par Loai, kiné de Handicap International.

© C. Fohlen / Handicap International

Portrait de Pauline Falipou, référente technique Réadaptation à Handicap International - © B. Blondel / Handicap International« Les armes explosives provoquent des blessures terribles. Percutés violemment, les os des victimes s’émiettent, contrairement aux fractures classiques, plus nettes. Il est alors très difficile de les consolider, la guérison devient complexe. Une greffe osseuse est souvent nécessaire. Il arrive aussi fréquemment que les nerfs soient touchés, ce qui entraîne des paralysies. Les kinésithérapeutes locaux ne sont pas habitués à traiter les conséquences des blessures de guerre comme une amputation. Ils ne sont jamais intervenus à l’hôpital dès le lendemain d’une intervention chirurgicale. Or, pour prévenir un lourd handicap, ils doivent soigner le patient au plus vite. Handicap International s’attache à former le personnel médical, à sensibiliser les médecins et à convaincre les patients de l’importance de continuer les soins une fois rentrés chez eux. »

> Lire l’article « Crise syrienne : préserver la vie des populations »

Publié le : 10 juin 2016
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