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Le courage de Mostafa, 8 ans

Appareiller et rééduquer Distribuer de l’aide d’urgence Secourir les victimes
Liban Syrie

Le jeune Mostafa, 8 ans, a perdu ses parents lors du bombardement de sa maison en Syrie et a été gravement blessé aux jambes. Il vit à présent au Liban dans une cabane faite de tôles et de bâches avec ses frères et sa sœur. Grâce à Handicap International, Mostafa reçoit des soins de rééducation et la fratrie bénéficie d’un soutien financier.

Mostafa, 8 ans, suit des séances de rééducation avec un kinésithérapeute de Handicap International au Liban. Gravement blessé à une jambe suite au bombardement de sa maison en Syrie, il a également perdu ses parents. Handicap International soutient aussi financièrement la fratrie dont la plus âgée des enfants à tout juste 16 ans.

© S. Pierre / Handicap International

« Un soir, il y a eu des bombardements sur la zone où nous habitions. Une bombe est tombée sur la maison. Mes parents, qui étaient à l’intérieur, ont perdu la vie ce jour-là. Mostafa, lui, jouait dehors. Mes deux autres frères et moi n’étions pas à la maison au moment de l’attaque. Des voisins nous ont prévenus. Quand nous sommes arrivés, il faisait déjà nuit. Il était impossible de transporter Mostafa gravement blessé à l’hôpital. Il a dû passer la nuit sans personne pour calmer la douleur et arrêter les saignements. Le lendemain, les voisins nous ont aidés à l’emmener à l’hôpital », explique la grande sœur de 16 ans, Rawan, qui s’occupe désormais de ses trois petits frères.

Mostafa a souffert de blessures multiples dont une fracture à la jambe gauche. Depuis plusieurs mois, il est suivi par les équipes de Handicap International. Mohammad, kinésithérapeute de l’association :

« Mostafa est très coopératif. Il fait les mouvements que je lui ai appris tous les jours, ce qui l’aide à retrouver la mobilité de sa jambe gauche plus rapidement. Mais j’ai besoin de voir où en est la fracture pour savoir si nous devons poursuivre les exercices et, si oui, lesquels. En attendant, nous faisons des mouvements de renforcement et d’équilibre dans le but d’améliorer le quotidien de Mostafa, sans pour autant risquer de le blesser. »

La famille reçoit aussi une aide financière mensuelle de Handicap International pour faire face aux besoins les plus urgents, comme payer le loyer ou acheter de la nourriture. Même si le plus âgé des frères qui a 13 ans travaille à la journée dans les champs, la fratrie n’arrive pas à s’en sortir financièrement et aucun d’eux ne peut aller à l’école. 

« Je dois payer un loyer mensuel de 50 dollars pour notre abri et je dois aussi nous acheter de quoi manger. J’ai déjà une dette de près de 500 dollars rien que pour la boulangerie et l’épicerie. Je n’ai pas les moyens de payer le transport pour l’école. Je sais que Mostafa est triste de ne plus y aller... », confie la grande sœur. 

« Ce que je préfère, c’est la lecture et l’arabe », précise Mostafa avec un sourire timide. Il confie aussi vouloir devenir docteur. « C’est parce qu’il a beaucoup souffert la nuit de son accident. Il veut aider les autres maintenant », explique Zainab Ghazaleh, travailleuse sociale pour Handicap International. « Tu veux devenir docteur en quoi, Mostafa ? », lui demande Zainab. « En tout ! », lance-t-il avec un grand sourire.

> Lire aussi le dossier "Civils syriens, l'avenir mutilé"

Publié le : 29 mai 2015
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