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Laos : 40 ans après la guerre, toujours des victimes…

Lutter contre les mines, les BASM et restes explosifs de guerre
Laos

40 ans après le conflit du Vietnam, les sous-munitions et les restes explosifs de guerre continuent de faire en moyenne une victime par semaine au Laos. Présente dans le pays depuis 1983, Handicap International démine trois districts de la province de Savannakhet dans l’Est du pays.

Handicap International démine trois districts de la province de Savannakhet au Laos,le pays de la planète le plus pollué par les restes explosifs de guerre au monde.

© Tim Dirven - Panos / Handicap International

Au Laos, le pays de la planète le plus pollué par les restes explosifs de guerre, les statistiques font froid dans le dos : lors des neuf premiers mois de 2014, les équipes de Handicap International ont détruit près de 1 500 bombes. 

L’association dépollue actuellement 121 villages dans les districts de Nong, Sepone et Vilabuly lors d’actions régulières, menées chaque fois qu’un reste explosif de guerre est détecté. Deux autres opérateurs s’occupent des 109 villages restants. En 2015, l’association devrait intervenir dans un quatrième district, celui de Phine. 10 000 villageois bénéficieront ainsi de ces activités de nettoyage et autant des sessions d’éducation aux risques, qui concernent pour moitié les enfants. 

« C’est un travail de fourmi, souligne Mélanie, chef de mission pour Handicap international au Laos. Nous devons progresser lentement, méticuleusement. Les terrains sont situés en zone rurale, dans des forêts relativement denses, bien souvent difficiles d’accès. » 

Les terrains à dépolluer sont identifiés en amont. Les dix équipes d’intervention de Handicap international sont composée chacune de 10 personnes, dont 6 démineurs. Trois d’entre elles mènent les enquêtes techniques et six équipes se chargent de la dépollution : elles passent au détecteur et ratisse la zone suspecte. La dernière s’occupe des destructions d’urgence. 

Les sites sont ensuite classés par ordre de priorité selon deux critères principaux. « En premier lieu, l’existence de contamination : nous partons du principe que là où une sous-munition a été repérée, d’autres sont obligatoirement présentes, explique Mélanie. En second lieu, les perspectives de développement pour les zones : si le village a l’intention de construire une école, cela nous oblige à enquêter sur le terrain du projet et aux alentours et à dépolluer le cas échéant. » 

L’association travaille avec les autorités des districts qui lui font part des projets de développement, comme la construction d’écoles, de centres de santé, de routes… Les organisations de développement sont aussi ses interlocuteurs, comme German Agro Action qui conduit des projets d’extension de rizières et de création de bassins piscicoles. Handicap International soutient également des familles vulnérables, comprenant une victime de reste explosif de guerre ou une personne handicapée, et qui ont un projet agricole comme un jardin potager ou une rizière, en dépolluant les sols où elles veulent mener leurs activités. 

Chaque terrain est revisité six mois après sa dépollution pour constater sa réappropriation par la communauté. Les évaluations menées entre 2012 et 2014 montrent que c’est le cas à 94 %. Une belle réussite !

Publié le : 30 janvier 2015
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