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La Colombie doit montrer l’exemple pour les victimes

Déminer les terres
Colombie

Le 4 avril, à l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte anti-mines, Handicap International s'alarme de la situation des victimes. L'association appelle les Etats, au premier rang desquels le gouvernement colombien, à prendre les mesures nécessaires pour leur prise en charge et la reconnaissance de leurs droits.

© Gaël Turine -VU / Handicap International

La Colombie, où se tient actuellement une conférence internationale sur l'assistance aux victimes des mines, est l'un des pays les plus minés du monde. Avec près de 500 nouvelles victimes identifiées en 2012, le pays tient la deuxième position après l'Afghanistan sur la liste des pays qui recensent le plus de nouvelles victimes.

En mars 2001, la Colombie devient Etat partie au Traité d'Ottawa qui interdit les mines antipersonnel. En conséquence, le gouvernement du pays doit pourvoir aux besoins des survivants d'accidents en Colombie. Cependant, une étude qualitative conduite récemment par Handicap International montre une réalité différente. Les besoins des victimes colombiennes sont criants et concernent avant tout l'accès à l'emploi, aux soins et à la réadaptation.

Plus de neuf personnes interrogées sur dix rencontrent des difficultés pour retrouver du travail après leur accident : « Ici en Colombie, celui qui ne travaille pas, c'est celui qui ne mange pas. C'est également très important d'avoir un emploi pour garantir notre autonomie », explique un survivant de 39 ans, sans emploi et amputé d'une jambe. La plupart des victimes interrogées déclarent ne pas recevoir de soins ou dans des délais inacceptables. Des procédures administratives longues et compliquées, un manque de structures accessibles et des coûts élevés expliquent ce déficit de prise en charge.

Présente en Colombie depuis 15 ans, Handicap International agit contre les mines depuis 2005. Aujourd'hui, l'association favorise l'accès des victimes de ces armes à l'aide prévue par la loi colombienne de 2011. Elle les oriente vers les services de soins, de réadaptation, de soutien psychosocial et vers les structures d'orientation vers l'emploi. Elle soutient également les institutions publiques comme les hôpitaux, les centres orthopédiques, et les sensibilise aux besoins des victimes de mines et restes explosifs de guerre.

Publié le : 4 avril 2014
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