Go to main content
 
 

L'héritage meurtrier des guerres en Irak

Mines et autres armes
Irak

Handicap International démine en Irak des zones contaminées par le récent conflit avec le groupe État islamique, mais aussi les terres polluées lors de la guerre Iran-Irak dans les années 80.

Une équipe de démineurs kurdes à Kalar en Irak

Une équipe de démineurs kurdes à Kalar en Irak | © Oriane van den Broeck / HI

Depuis le début de leurs activités en Irak en 2016, les équipes de déminage de Handicap International se concentrent sur Jalawlah, dans le gouvernorat de Diyala. Depuis 2017, elles étendent leurs opérations au gouvernorat de Kirkouk.

 

 

Permettre le retour des populations civiles 

Le gouvernorat de Diyala accueille actuellement environ 115 000 personnes déplacées ayant fui les violences à l’intérieur du pays. Depuis l’année dernière, les civils commencent à regagner leur ville d’origine. Pour permettre ce retour dans un environnement sûr, une intervention d’urgence était nécessaire. Le groupe État islamique a posé un nombre considérable d’engins explosifs improvisés, contaminant les terres et les zones urbaines. L’ampleur de la contamination est sans précédent dans l’histoire du déminage : il y a en moyenne chaque mois plus de 300 incidents causés par des engins explosifs improvisés. Dans le gouvernorat de Kirkouk, Handicap International a déminé 322 126 mètres carrés (l’équivalent de 44 terrains de football), ce qui représente 1 719 engins explosifs détruits.

Les mines artisanales et les pièges explosifs représentent un véritable défi technique : l’équipe a suivi un entraînement spécial pour les repérer et les mettre hors d’état de nuire. 

L’impact toujours pesant de la guerre irano-irakienne 

Les équipes de Handicap International dépolluent les terres contaminées par la guerre de 1980 à 1988 entre l’Irak et l’Iran. Les démineurs décontaminent en ce moment un terrain situé à 3 km du village de Gorashala (gouvernorat de Diyala). Ils y ont trouvé une vingtaine de mines antipersonnel, des détonateurs et des munitions non explosées. La route qu’ils empruntent porte encore des traces d’obus datant du conflit. Pour trouver les mines antipersonnel, les démineurs utilisent des détecteurs de métaux. L’autorité anti-mines est ensuite en charge de l’explosion des engins trouvés par Handicap International.

Une menace constante 

L'association mène des campagnes de sensibilisation aux dangers des mines auprès de la population locale. Les accidents deviennent plus rares. Cependant, des bergers continuent de faire traverser leurs troupeaux sur des terres déclarées contaminées. Il arrive également que des personnes s’improvisent démineurs, pour réutiliser ou revendre l’explosif des mines antipersonnel. Handicap International continue donc ses actions d’information afin de dispenser les bons comportements à adopter face au danger.

Publié le : 1 mars 2019
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Rapport 2019 de l’Observatoire des mines : un retour en arrière alarmant
© Jaweed Tanveer / HI
Mines et autres armes

Rapport 2019 de l’Observatoire des mines : un retour en arrière alarmant

Le rapport 2019 de l'Observatoire des mines fait état, pour la quatrième année consécutive, d'un nombre exceptionnellement élevé de victimes de mines dans le monde, en particulier de restes explosifs de guerre et de mines improvisées. Alors que les États parties au Traité d’Ottawa se réunissent fin novembre à Oslo, Handicap International appelle les États à faire respecter le Droit international humanitaire et à faire pression sur les belligérants pour qu'ils mettent fin à l'utilisation de ces armes barbares.

Vers une déclaration politique contre les bombardements en zones peuplées
© Shwan Nawzad / HI
Mines et autres armes

Vers une déclaration politique contre les bombardements en zones peuplées

Le 18 novembre à Genève, délégations d’États, militaires, agences onusiennes et société civile se sont réunis pour entamer des discussions sur une déclaration politique contre l'utilisation des armes explosives en zones habitées. Parallèlement, Handicap International continue de mobiliser les Français en les invitant à interpeller leurs députés en ligne.

Bombardements de civils : les États reconnaissent enfin l'urgence d'agir
© HI
Mines et autres armes Protéger les populations vulnérables

Bombardements de civils : les États reconnaissent enfin l'urgence d'agir

133 États se sont réunis les 1er et 2 octobre lors de la Conférence de Vienne sur la protection des civils dans les guerres urbaines. Une majorité est prête à travailler sur une déclaration politique visant à mettre fin aux souffrances humaines causées par l'utilisation des armes explosives dans les zones peuplées. Les discussions qui se tiendront durant les prochains mois seront décisives.