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« Je vois progresser ma fille chaque semaine »

Réadaptation
Liban Syrie

Depuis sa naissance, Afra, 7 ans, souffre de paralysie cérébrale. Accompagnée par une équipe de Handicap International, la fillette progresse sur le plan moteur pour améliorer sa mobilité et ses conditions de vie au quotidien. L'association apporte son aide aux réfugiés syriens grâce au soutien du service de la Commission européenne chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO).

Afra et sa maman Dari pendant une séance de réadaptation prodiguée à la fillette par Mohammad de Handicap International

Afra et sa maman Dari pendant une séance de réadaptation prodiguée à la fillette par Mohammad de Handicap International | © E. Fourt / Handicap International

« C’est en janvier que nous sommes arrivés ici. Mon mari est décédé alors que nous fuyions notre quartier fréquemment bombardé. Seule, j’ai décidé de partir avec mes enfants pour le Liban. J’y ai retrouvé Khalid, un ami de longue date qui vit ici depuis le début du conflit. Nous nous sommes récemment mariés. » 

Dari, la maman d'Afra

Depuis son arrivée dans la vallée de la Bekaa au Liban en janvier 2016, la jeune Afra vit avec son petit frère, sa maman et son beau-père dans un modeste appartement. Comme chaque semaine, la famille recomposée accompagne et encourage la fillette de 7 ans pour sa séance de réadaptation.

Améliorer son autonomie

Afra n’est pas seule à recevoir le soutien de l’association humanitaire. Khalid, son beau-père, bénéficie lui aussi d’un programme hebdomadaire de réadaptation. Paraplégique suite à un accident de chantier, il est équipé d’orthèses et ne peut se déplacer sans une paire de béquilles. Motivé, il fait d’énormes progrès. Son handicap l’empêche cependant de travailler comme avant dans la construction. Il gagne sa vie en vendant des barbapapas dans la rue. Un emploi bien précaire qui lui permet à peine subvenir aux besoins de la famille.

La jeune Afra, réfugiée syrienne au Liban, en pleine séance de réadaptation avec Mohammad de Handicap International © E. Fourt / HIAfra, elle, est toujours entièrement dépendante de sa maman pour tous les gestes du quotidien. À 7 ans, la petite Syrienne ne peut ni manger ni boire seule. Le travail de Handicap International vise à améliorer sa condition physique, son autonomie mais aussi celle de sa famille. « Je la vois progresser, elle peut maintenant garder la tête droite quelques instants », explique la maman avec fierté. « Sans notre aide, sans stimulation physique, sa situation ne ferait qu’empirer », ajoute Mohammad, kinésithérapeute de Handicap International. « Sans mouvement, ses membres et articulations se détérioreraient très vite. Afra ne marchera jamais, mais nous espérons qu’elle pourra un jour se tenir assise seule, sa vie et celle de ses proches en seraient transformées ! » Aujourd’hui, Mohammad travaille avec Afra l’équilibre en posture assise sur un ballon, un exercice qui vise à renforcer sa musculature dorsale.

Un soutien pour toute la famille

Pour Afra comme pour tous les enfants suivis par Handicap International, l’entourage est accompagné afin que le travail de réadaptation puisse être poursuivi à domicile. L'association leur enseigne les bons gestes et des techniques simples reproductibles à la maison. Les parents d’Afra bénéficient également de séances de soutien psychosocial animées par  notre équipe. « Vivre avec une enfant aussi dépendante demande courage et beaucoup de patience, nous encourageons les parents pour améliorer leur confiance en eux, c’est essentiel », poursuit Mohammad. 

Enfin, un soutien matériel est également assuré par l’association : grâce à une poussette offerte par Handicap International, Afra peut maintenant suivre sa maman dans tous ses déplacements. « Avant, son univers était réduit aux quatre murs de l’appartement familial. À 7 ans Afra découvre chaque jour le monde qui l’entoure, elle est très curieuse », conclut sa maman.

Publié le : 24 février 2017
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