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« J’aimerais ne plus avoir peur » Attalah, 50 ans

Mines et autres armes Prévention
Syrie

Attallah a 50 ans et il est originaire du sud de la Syrie. Il y a quelques années, alors qu’il travaillait avec son fils, une explosion a eu lieu.  Abdel Aziz, l’un de ses huit enfants, a du être amputé à la suite de cet accident. Aujourd’hui, Handicap International et son partenaire local sont auprès d’Abdel Aziz, pour lui prodiguer des soins de kinésithérapie. La famille a également participé à des activités d’éducation aux risques dispensées par le partenaire de Handicap International  en Syrie. Les actions de Handicap International dansle pays sont mises en oeuvre grâce au soutien du service de la Commission européenne chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO).

Attallah et ses enfants, à la fin de la session d’éducation aux risques.

Attallah et le reste de sa famille participent à une session d’éducation aux risques à domicile | © Handicap International

Aujourd’hui, le partenaire local de Handicap International se rend chez Attallah. Le père de famille accueille les spécialistes d’éducation aux risques dans son salon, et  rapidement, ses enfants viennent s’asseoir en tailleur, à côté d’eux.  L’équipe va expliquer à Attallah et au reste de sa famille comment identifier les armes dangereuses. Ils sauront ainsi comment s’en protéger. Ils vivent dans une zone où les mines et restes explosifs de guerre sont nombreux, il est donc essentiel que chacun soit sensibilisé aux risques de ces armes.

Pour Attallah, cette session est extrêmement importante. Il y a quelques années, son fils Abdel Aziz a dû être amputé à la suite d’une explosion. Le père de famille veut désormais s’assurer qu’un tel accident n’arrivera pas à un autre de ses enfants. Il y a quelques semaines, le partenaire local de Handicap International faisait du porte-à-porte, pour recenser les personnes blessées dans la région. Lorsqu’Attallah les a rencontré, il leur a immédiatement parlé de l’accident d’Abdel Aziz. Depuis, son fils bénéficie de séances de kinésithérapie au centre de réadaptation proche de leur maison. Et, bientôt, il sera appareillé d’une prothèse, qui lui permettra de marcher à nouveau. Lorsqu’ils l’ont rencontré, les professionnels de l’association ont également proposé à Attallah de faire participer sa famille à une session d’éducation aux risques à domicile.

« A travers ces sessions, l’association nous aide vraiment », explique Attallah. « Mes enfants peuvent enfin reconnaitre les objets dangereux. » Alors que la session d’éducation aux risques se termine, le père de famille se confie aux équipes : « J’aimerais ne plus avoir peur », dit-il. « Ne plus avoir peur de ces armes, de l’évolution du conflit ou que l’un de mes enfants soit blessé. » Depuis le début de son intervention d’urgence, Handicap International a sensibilisé près de 350 000 personnes aux risques liés aux restes explosifs de guerre, en Syrie et dans les pays voisins affectés par la crise.

Publié le : 16 août 2016
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