Accès direct au contenu
 
 

Handicap International met en garde contre toute utilisation de sous-munitions en Syrie par l’aviation russe

Lutter contre les mines, les BASM et restes explosifs de guerre
Syrie

Alors que les avions militaires russes ont commencé leurs opérations en Syrie, Handicap International rappelle que les bombes à sous munitions ont été interdites par un traité international (le Traité d’Oslo) signé par 118 États.

L’association restera vigilante sur toute utilisation de ces armes. « Toutes les parties au conflit doivent s’interdire l’usage de telles armes qui frappent aveuglément les civils », souligne Anne Héry, directrice du Plaidoyer à Handicap International. 
« Tout doit être mis en œuvre pour épargner les populations civiles qui ont été jusqu’à maintenant les principales victimes des violences en Syrie et en Irak, ajoute Anne Héry. En plus des morts, des blessures et des mutilations, l’utilisation d’armes explosives – dont les bombes à sous-munitions - dans des zones urbaines provoquent d’importants déplacements de populations et rendent inhabitables des zones entières à cause de leur pollution par des restes explosifs de guerre (REG). » 

À la suite de la première conférence d’examen du Traité d’interdiction des armes à sous-munitions qui s’est tenue en Croatie début septembre, les États parties ont adopté à l’unanimité une déclaration politique forte qui réaffirme un impératif, celui de condamner systématiquement toute utilisation d’armes à sous-munitions. Handicap International rappelle donc à tous ces États leur engagement de ne faire preuve d’aucune tolérance à l’égard de ces armes barbares. 
Si la Fédération de Russie n’a pas signé le traité d’Oslo, elle s’est associée à plusieurs reprises depuis un an, à des condamnations concernant l’usage d’armes à sous-munitions, que ce soit au Soudan ou en Ukraine. 

Plus de 90 % des victimes recensées de bombes à sous-munitions dans le monde sont des civils. Jusqu’à 40 % de ces bombes n’explosent pas à l’impact, constituant une menace pour les civils des dizaines d’années après un conflit, et entravant la vie sociale et économique dans les zones polluées.

Publié le : 7 octobre 2015
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Syrie : neuf ans de violences, le chaos humanitaire
© Bahia Z. / HI
Mines et autres armes Secourir les déplacés/réfugiés Urgence

Syrie : neuf ans de violences, le chaos humanitaire

Alors que près d'un million de personnes – principalement des femmes et des enfants – ont fui les combats et les bombardements à Idlib en Syrie, Handicap International appelle les États à s'engager pleinement dans le processus diplomatique international visant à mieux protéger les civils contre l'utilisation des armes explosives en zones peuplées. La situation actuelle constitue l’une des pires crises humanitaires depuis le début du conflit en 2011.

Réfugié syrien, Osama vit en fauteuil roulant depuis huit ans
© HI
Insertion Réadaptation

Réfugié syrien, Osama vit en fauteuil roulant depuis huit ans

Osama, 25 ans, vivait avec sa famille dans une charmante bourgade du Sud de la Syrie jusqu’à ce que son quartier soit bombardé en 2012. Son frère cadet âgé de 13 ans a été tué et sa famille a dû fuir. Un fragment de missile s’est logé dans l’une de ses vertèbres thoraciques, le paralysant à partir de la taille.

Après avoir fui la Syrie, Amer est victime d’un accident de voiture
© HI
Réadaptation

Après avoir fui la Syrie, Amer est victime d’un accident de voiture

Amer, un ouvrier de 38 ans, vit avec sa femme, leur enfant et ses parents dans le camp de Baqaa, en Jordanie. Après avoir fui la Syrie, il a trouvé un travail dans la maintenance et a commencé à reconstruire sa vie. Mais en 2019, un terrible accident lui fracture les deux jambes.