Goto main content
 
 

Guerre dans le Haut-Karabakh : les pluies de bombes sur les zones peuplées doivent cesser

Stop aux bombardements des civils
International

Handicap International exprime sa profonde inquiétude concernant les souffrances des civils causées par le conflit dans le Haut-Karabakh, dans le Caucase du Sud. Alors que les violences s'intensifient rapidement, les deux parties au conflit utilisent des armes explosives lourdes dans les zones peuplées, mettant la vie des populations en grave danger.

Depuis le 27 septembre, les deux parties au conflit ont mené des attaques directes sur des cibles situées dans des zones urbaines. Une augmentation du nombre de victimes civiles est inévitable : l'artillerie azérie a visé Stepanakert, la capitale du Haut-Karabakh. En réponse, l'artillerie arménienne a bombardé Ganja, la deuxième ville d'Azerbaïdjan, qui compte 330 000 habitants. Des pertes civiles ont été signalées en grand nombre à Stepanakert et à Ganja. Des infrastructures civiles vitales ont également été détruites et des milliers de familles ont fui.

Conséquences humanitaires à long terme

Emmanuel Sauvage, Directeur de la réduction des violences armées à Handicap International :

Portrait d'Emmanuel Sauvage de Handicap International« Ce que nous observons est malheureusement un scénario dévastateur prévisible dans de nombreux conflits : l'utilisation de bombardements lourds dans des zones peuplées tuent et blessent des civils, détruisent des infrastructures, obligent les familles à abandonner tous leurs biens et à fuir vers des zones plus sûres. Si le conflit évolue en guerre totale, nous craignons des conséquences humanitaires à long terme dans la région : familles déplacées de façon permanente ; contamination de vastes zones par des restes explosifs ; blessures complexes et traumatismes psychologiques durables ; forte réduction des services essentiels – principalement les écoles et les centres de santé – car les établissements seront détruits ou deviendront inaccessibles… »

La BBC affirme que 220 personnes ont été confirmées tuées depuis le 27 septembre, un bilan très certainement sous-évalué. Selon l'ONG française ACTED, plus de 500 maisons privées ont été complètement détruites ou sérieusement endommagées.

« Selon nos estimations préliminaires, environ 50 % de la population du Karabakh et 90 % des femmes et des enfants – soit quelque 70 000 à 75 000 personnes – ont été déplacées », a déclaré le médiateur des droits du Karabakh, Artak Beglaryan, à l'agence de presse AFP (source)

Anne Héry, Directrice du plaidoyer à Handicap International :

Portrait d'Anne Héry de Handicap International« Les zones peuplées sont désormais la cible des armes lourdes dans le Haut-Karabakh et ses environs. Beaucoup d'armes explosives utilisées aujourd'hui dans les guerres urbaines sont conçues à l'origine pour des champs de bataille ouverts : ce sont des armes imprécises qui mettent en danger des quartiers entiers, des systèmes de fusées multiples tirant simultanément sur une large zone, des munitions produisant des effets de souffle et de fragmentation importants... L’utilisation d’armes explosives en zones peuplées a des conséquences humanitaires majeures, il faut y mettre fin. Nous appelons tous les États à élaborer un accord international fort comportant des engagements clairs et fermes contre l'utilisation de bombes lourdes dans les villes et autres zones peuplées de civils. Cet accord doit avoir des effets concrets en protégeant mieux les civils sur les théâtres des conflits. »

L’urgence de trouver un accord international

Le processus diplomatique visant à adopter une déclaration politique contre l'utilisation d'armes explosives dans les zones peuplées a débuté en octobre 2019. À ce jour, plus de 70 États ont participé à l'élaboration de ce texte.

Ce projet d'accord international approche de sa phase finale de négociation entre les États, les agences des Nations Unies, les organisations internationales et la société civile. Ensuite, la déclaration politique sera proposée aux États pour adoption lors d'une conférence qui se tiendra à Dublin en 2021.

Handicap International est pleinement engagée dans ce processus diplomatique contre une pratique qui a des conséquences humanitaires profondes et à long terme. L'asociation soutient l'appel international à un cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh et appelle les États à élaborer une déclaration politique forte contre les bombardements en zones peuplées.

Publié le : 8 octobre 2020
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Réduction des risques de catastrophe : un besoin humanitaire croissant
© B. Almeras / HI
Limiter l’impact des catastrophes naturelles sur la population Urgence

Réduction des risques de catastrophe : un besoin humanitaire croissant

La fréquence et l'intensité des catastrophes naturelles ne cessent d'augmenter. Les populations vulnérables et les pays à faible revenu en subissent les plus grandes conséquences. Explications à l'occasion de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe, le 13 octobre.

"Notre objectif est de minimiser l'impact des catastrophes"
© HI / photo d'archive
Limiter l’impact des catastrophes naturelles sur la population Urgence

"Notre objectif est de minimiser l'impact des catastrophes"

Alors que le nombre de catastrophes naturelles ne cesse d'augmenter, Jennifer M'Vouama, chargée de plaidoyer pour la réduction des risques de catastrophes à Handicap International, explique l'importance de l'inclusion dans la réponse des ONG.

Restes explosifs en Irak : une contamination catastrophique, obstacle majeur à la reconstruction du pays
© Florent Vergnes / HI
Déminer les terres Stop aux bombardements des civils

Restes explosifs en Irak : une contamination catastrophique, obstacle majeur à la reconstruction du pays

Un rapport de Handicap International dresse, cinq ans après la fin de la guerre, un tableau édifiant du quotidien des Irakiens, dont certains ont trop peur de laisser leurs enfants aller à l'école à pied, ou d’autres sont contraints pour avoir un revenu de travailler dans des endroits pollués par des explosifs.

*

(format: nom@fournisseur.com)

Je m'inscris