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Gaza : des bombes sous les décombres

Lutter contre les mines, les BASM et restes explosifs de guerre
Palestine

Dans son rapport publié le 15 janvier, Handicap International évalue l’information de la population gazaouie sur la présence des restes explosifs de guerre. Il resterait 7 000 munitions et engins restés non explosés suite à l’offensive israélienne entre le 7 juillet et le 26 août 2014 (opération Bordure protectrice). La plupart sont mêlés aux décombres. Près de la moitié des personnes interrogées ont peur de ces bombes. Seules 45 % d’entre elles ont bénéficié d’actions de sensibilisation.

Handicap International a lancé un programme de sensibilisation aux restes explosifs de guerre à Gaza.Il resterait 7 000 munitions et engins non explosés. La plupart sont mêlés aux décombres.

© N Boedicker / Handicap International

Le rapport Bombs under the rubble, publié par l’association le 15 janvier 2015, établit que pour 47 % des personnes interrogées, les restes explosifs de guerre – grenades, obus, roquettes, bombes à sous-munitions – constituent une inquiétude constante dans leur vie de tous les jours.

« La reconstruction de Gaza passe obligatoirement par le déblayage des gravats. Cette phase peut être à haut risque, considérant le nombre important de bombes et de munitions non explosées dans les décombres. La population qui bien souvent entreprend elle-même le déblaiement, est particulièrement exposée », explique Guillaume Zerr, chef de mission Handicap International dans les Territoires palestiniens.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en charge du nettoyage des débris, ne peut encadrer toutes les opérations de déblaiement. Celles-ci constituent une activité lucrative car les matériaux se revendent pour la reconstruction des bâtiments. Ainsi, au moment où de nombreuses personnes déplacent des gravats, Handicap International souligne la nécessité de mener des campagnes d’information complémentaire et de former aux réflexes à adopter en présence d’un objet suspect. L’éducation au danger de ces armes à destination des enfants et le renforcement de la coopération entre les acteurs de l’éducation aux risques sont notamment jugés prioritaires.

L’étude a été menée en octobre 2014 auprès de 549 personnes et s’appuie sur une méthode développée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Forte de ses conclusions, Handicap International a lancé un programme de sensibilisation aux restes explosifs de guerre en direction des familles gazaouies et des petites entreprises engagées pour des travaux de déblaiement.

Publié le : 15 janvier 2015
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