Go to main content

Fauché en pleine jeunesse par une sous-munition

Appareiller et rééduquer Déminer les terres
Laos

À 22 ans, Pouang est victime de l'explosion d'un engin de guerre qui le prive de la vue et de son bras droit. Cette arme attendait sa proie depuis près de 50 ans dans son jardin, un endroit familier. Pris en charge avec l'aide de Handicap International, Pouang vit désormais avec son frère, Phone.

© Till Mayer / Handicap International

Traumatisé, Pouang se remet difficilement de son accident survenu en février 2011. Il en parle avec émotion :

« Je construisais une clôture pour mon jardin. En plantant un piquet dans la terre, j'ai heurté quelque chose. Les voisins ont entendu la déflagration et sont venus me secourir. C'était une sous-munition... »

Pouang est d'abord transporté en bateau à l'hôpital le plus proche, à Sepon. La structure n'est pas équipée pour prendre en charge ce type de blessure et Pouang ne bénéficie d'aucun soin adapté à la gravité de son état. Très vite, ses proches alertent Handicap International.

L'équipe de l'association transporte le jeune homme en urgence à l'hôpital de Savannaketh, mieux équipé. Handicap International s'occupe de Pouang pendant toute la durée de son traitement. L'hospitalisation, particulièrement longue, dure quatre semaines et coûte cher malgré l'aide financière de l'État accordée aux victimes des restes explosifs de guerre. Phone, le frère de Pouang, doit emprunter de l'argent pour rembourser les frais d'hospitalisation car la famille vit modestement.

« Avant, j'allais à l'école, j'avais des amis, je m'amusais. Aujourd'hui, lorsque je mange, je ne vois pas ce qu'il y a dans mon assiette. Je n'ai plus envie de sortir de la maison », explique Pouang.

Puis il sourit :

« Mais j'aimerais beaucoup me marier... »

Les habitants du village vivent avec la peur au ventre. Peu de temps après cet accident, un petit garçon s'est également blessé aux mains. Seules les opérations de déminage pourront libérer les villageois de la menace qui les entourent.

Depuis 2006, les équipes de démineurs de Handicap International peuvent s'enorgueillir d'un bilan positif : plus de 2,4 millions de m² de terrain ont été nettoyés et près de 17 000 restes explosifs de guerre détruits.

Publié le : 6 juin 2014
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Relations presse :
Nathalie BLIN

Tél. : 04 26 68 75 39
Mob. : 06 98 65 63 94
n.blin@hi.org

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Nos actions en 2017 Eduquer au danger des mines et des restes explosifs de guerre Secourir les déplacés et/ou les réfugiés Secourir les victimes

Nos actions en 2017

Le nombre de victimes d'armes à sous-munitions a plus que doublé depuis 2015
© Z. Johnson / HI
Déminer les terres Mines et autres armes

Le nombre de victimes d'armes à sous-munitions a plus que doublé depuis 2015

La Convention d'Oslo interdisant l'emploi, la production, le stockage et le transfert des armes à sous-munitions est entrée en vigueur il y a huit ans, le 1er août 2010. Malgré le succès de ce texte signé par 119 pays, les victimes des armes à sous-munitions ont doublé ces dernières années.

Le voyage dans le passé de Gniep, une des premières bénéficiaires de HI
© France 3 - mars 2018
Appareiller et rééduquer

Le voyage dans le passé de Gniep, une des premières bénéficiaires de HI

Gniep Smoeun avait 10 ans lorsqu'elle a eu la jambe arrachée par une mine antipersonnel au Cambodge en plein conflit khmer rouge. Aujourd'hui infirmière à Rennes, elle a voulu retourner sur place avec sa fille et le médecin qui l'a sauvée, un certain Jean-Baptiste Richardier, cofondateur de Handicap International. Découvrez le reportage diffusé sur France 3 fin mars.