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Équateur : il est urgent d’accéder aux zones les plus touchées par le séisme

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Un séisme d’une magnitude de 7,8 a touché l’Équateur dans la soirée du samedi 16 avril. Au 22 avril, le dernier bilan officiel faisait état de 587 morts et 8 340 blessés. Plus d’un million de personnes – sur une population d’environ 16 millions – auraient été affectées selon les Nations Unies. Les dégâts matériels sont considérables, des zones entières du Nord-ouest du pays ayant été rendues inaccessibles.

Les principales villes affectées se trouvent dans les provinces d’Esmeraldas et de Manabi, à proximité de l’épicentre du séisme. D’immenses contraintes d’accès ont déjà été constatées sur le terrain par les acteurs humanitaires. De nouvelles répliques de forte intensité risquent de les aggraver encore davantage.

Simon Trichot, coordonnateur de l’action d’urgence de Handicap International en Équateur :

« Beaucoup de zones affectées par le séisme sont inaccessibles du fait de l’état des routes. Certaines villes du Nord-ouest du pays sont littéralement enclavées. C’est là que se trouvent les personnes les plus touchées par la catastrophe. Plus les heures passent, plus nous craignons que leur situation ne s’aggrave et que le bilan humain ne s’alourdisse. »

Handicap International a mobilisé une équipe de sept spécialistes de l’urgence en provenance de six pays différents pour appuyer les actions nationales et internationales entreprises en faveur des populations affectées, en coordination étroite avec les autorités nationales et locales. L’association va apporter des soins de réadaptation et du soutien psychosocial (groupes d’écoute, entretiens individuels) aux personnes blessées et aux familles affectées par la catastrophe. Sa zone d'intervention se situe à Pedernales et Manabi.

D’autres actions vont être mises en place pour soutenir les autorités et les acteurs locaux – associations de kinésithérapeutes, personnels de santé des zones affectées – dans la distribution de l’aide humanitaire, la prise en charge des blessés et la prise en compte des personnes les plus vulnérables (personnes handicapées, personnes âgées, femmes enceintes) dans la réponse humanitaire. Le 22 avril, deux logisticiens de Handicap International sont partis en Équateur pour soutenir les équipes de l'UNDAC (évaluation des catastrophes et de la coordination - Nations Unies). Un coordinateur en kinésithérapie se rend également sur place pour soutenir les actions de la Fédération équatorienne des kinésithérapeutes à Manabi. Un psychologue doit également les rejoindre, tandis que le reste de l'équipe est à Quito pour assurer la coordination générale des actions.

Pauline B., une Française qui habite à Quito, témoigne de l’impact du séisme :

« À Quito, nous avons l’habitude des tremblements de terre, mais ça a duré très longtemps cette fois, au moins une minute contre quelques secondes en temps normal… On a vraiment compris l’ampleur de la catastrophe quelques heures plus tard, avec les premières images et les premiers bilans. Les zones touchées n’ont plus accès à l’eau ni à l’électricité, il y a des volontaires qui se mobilisent mais ils n’ont pas l’appui nécessaire pour coordonner leurs actions. La situation est en plus aggravée par les répliques, l’épidémie de Zika, la chaleur… Aujourd'hui, la priorité depuis Quito est d'organiser au mieux la collecte d’eau, de médicaments et de nourriture pour fournir les régions côtières. »

Lire aussi : Handicap International mobilisée après le violent séisme en Équateur

Publié le : 22 avril 2016
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