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Ebola : plus vulnérables, plus exposés…

Secourir les victimes
Libéria Sierra Leone

L’épidémie du virus Ebola s’est déclenchée il y a plus d'un an en Afrique de l’Ouest. Depuis, plus de 20 000 cas de maladie – dont 7 905 mortels – ont été recensés*. Au cœur du foyer, trois pays sont durement touchés : Guinée, Liberia et Sierra Leone. Dans ces deux derniers, où l’association est implantée de longue date, Handicap International sensibilise les personnes vulnérables.

Sierra Leone, Hastings. Un homme s'équipe pour aller décontaminer une ambulance intervenue auprès de patient atteints par le virus Ebola.

© Philippe Pascal / Handicap International

Comme les autres organisations humanitaires, Handicap International fait face à une crise qui dépasse le cadre sanitaire et dont personne ne peut définir le périmètre. Cet hiver, des signes encourageants sont néanmoins apparus. Le Nigeria et le Mali ont été déclarés « libres d’Ebola » par l'OMS. Des frontières, fermées depuis le début de l’épidémie, ont rouvert : Sénégal/Guinée en novembre, Guinée-Bissau/Guinée en décembre…

En Sierra Leone et au Liberia, à la demande des autorités de ces pays, Handicap International a donc suspendu ses projets de développement en cours pour réorienter l’ensemble de ses financements et ressources humaines sur le virus Ebola.

Encadrer et prévenir
Grâce à son réseau local, Handicap International a organisé des séances d’information, de sensibilisation et de distributions de produits d’hygiène dans les districts de Kono et de Freetown (Sierra Leone). Elles se sont déroulées dans des écoles spécialisées et des centres de vie pour personnes handicapées.

Pourquoi faut-il adresser des messages spécifiques aux personnes vulnérables ? Pour offrir à tous les mêmes chances de se protéger du virus. L’association s’attache, par exemple, à donner aux personnes sourdes ou aveugles une information de même qualité que les documents écrits distribués aux populations. Il est essentiel que le plus grand nombre adopte des comportements qui arrêtent l’épidémie. Or certains, comme les aveugles, courent plus de dangers que les autres puisque le contact par les mains (leur sens privilégié) est le vecteur principal de transmission du virus Ebola.

De plus, l’association collabore étroitement avec les autorités et ONG afin que les spécificités du handicap soient bien intégrées dans les campagnes de sensibilisation générales. Handicap International mène également des évaluations pour juger la pertinence d’intervenir dans d’autres domaines : mobilisation dans des zones encore non couvertes, soutien psychosocial ou encore appui logistique et dotation de matériel dans le secteur de la santé.

* Chiffres de l’OMS au 31 décembre 2014.

« Les conséquences vont bien au-delà du risque de contamination »
Bruno Leclercq, directeur des programmes de Handicap International au Liberia et en Sierra LeoneBruno Leclercq, directeur des programmes de Handicap International au Liberia et en Sierra Leone
« En Sierra Leone, avant l’épidémie, nous avions permis à 1 500 enfants handicapés d’aller à l’école. À cause du virus, celles-ci sont fermées. Nous mettons tout en œuvre pour rester en contact avec les élèves. Ainsi, nous téléphonons souvent à Emmanuel, 14 ans, et à son père, lui aussi handicapé, afin de s’assurer qu’ils sont bien informés et se protègent correctement du virus. Pour d’autres familles, l’accès à l’alimentation est compliqué car l’ensemble des structures économiques est affecté. Nous avons donc distribué de la nourriture à des personnes handicapées, car beaucoup vivent au jour le jour. »
Publié le : 3 mars 2015
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