Go to main content
 
 

Deux ans plus tard, Handicap International toujours présente pour les victimes du séisme

Présente au Népal depuis dix-sept ans, Handicap International est intervenue dès les premières heures qui ont suivi le séisme du 25 avril 2015. L’association qui a aidé des milliers de victimes  intervient toujours dans le pays, deux ans plus tard.

©L. Veuve/Handicap International


Retour sur notre intervention

25 avril 2015. La terre tremble au Népal. Plus de 8 000 personnes perdent la vie, et plus de 22 000 autres sont blessées. Uma, jeune fille de 19 ans, victime du séisme, se rappelle :

« Nous avons senti le sol trembler. Mon frère, Umesh, était devant moi. Le mur de l’étable s’est effondré, je me suis retrouvée coincée, en dessous. Je me suis réveillée à l’hôpital, avec une étrange sensation de perte et une forte douleur. Il me manquait une jambe. Par la suite, je suis restée longtemps chez moi, dans ma chambre, jusqu’où jour où Jay, un kinésithérapeute de Handicap International, m’a rendu visite. J’ai reçu une prothèse, j’ai appris à remarcher et j’ai suivi des exercices de réadaptation. Cela a changé ma vie ».

Handicap International est venue en aide à de nombreuses personnes qui, comme Uma, ont été victimes de la catastrophe :

  •  L’association a mené plus de 16 000 séances de réadaptation et de soutien psychosocial auprès de plus de 6 000 personnes et a distribué plus de 4 700 déambulateurs, chaises roulantes et béquilles aux personnes affectées par la catastrophe.
  • L’association a également distribué plus de 4 300 kits de première nécessité : tentes, kits de cuisine, kits d’hygiène, couvertures, et du matériel permettant de concevoir des toits de tôle auprès de plus de 2 200 familles[1].
  • L’association a distribué des vêtements chauds, des couvertures, des bâches, cordes et matelas à plus de 9 000 personnes, fragilisées suite au séisme, durant l’hiver 2015.
  • Handicap International a géré le stockage de plus de 5 400 tonnes de matériel humanitaire (à Katmandou, Dhading, Bidur) et assuré le transport de ce matériel humanitaire auprès des communautés reculées (plus de 350 trajets de camions pour 37 organisations).
  • Handicap International a permis aux personnes les plus fragiles d’avoir accès aux services humanitaires (éducation, soins de santé, etc.) des autres organisations, notamment en sensibilisant les collaborateurs humanitaires au sujet de l’importance de tenir compte des plus vulnérables.
  • Enfin, plus de 160 ménages affectés par le séisme ont reçu des chèvres, leur permettant de retrouver une nouvelle source de revenus. Et 294 ménages ont reçu un soutien financier afin de relancer une activité professionnelle (petit magasin, cantine, etc.).


Notre présence au Népal aujourd’hui

Handicap International intervient toujours au Népal :

  • L’association soutient cinq centres de réadaptation permettant à des milliers de Népalais de bénéficier de soins de kinésithérapie et d’être appareillés. L’association améliore aussi les services de réadaptation d’hôpitaux situés dans les districts touchés par le tremblement de terre
  • L’association permet aux victimes du séisme de retrouver de nouveaux moyens de subsistance (élevage de chèvres, petits magasins, etc.), en leur apportant notamment un soutien financier. Elle aide également les personnes handicapées à retrouver un emploi, notamment en les conseillant.
  • De plus, l’association travaille avec les communautés et avec les autorités locales afin de créer des plans de secours qui améliorent les systèmes d’alerte et d’évacuation en cas d’urgence. Ces plans de secours tiennent compte des personnes handicapées. L’association met aussi en place un dispositif capable de déployer immédiatement des professionnels de santé (médecins, infirmiers, etc.) qui assurent une prise en charge rapide des victimes suite à un séisme.
  • Handicap International renforce l’accès à l’école pour les enfants handicapés. L’association développe notamment des outils et du matériel pédagogique adaptés aux enfants handicapés, en collaboration avec le ministère de l’Education.
  • Enfin, l’association améliore la protection, les droits des prisonniers et leurs conditions de vie (accès à l’eau, à l’alimentation, etc.) et empêche les mauvais traitements (notamment la torture) ainsi que les séquelles à long terme dues à l’emprisonnement.


[1] Plus de 11 000 personnes.

Publié le : 25 avril 2017
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Une victime de mine lance un appel international pour faire reculer l’administration Trump
© Basile Barbey / HI
Mines et autres armes

Une victime de mine lance un appel international pour faire reculer l’administration Trump

Victime d’une mine, Gniep Smoeun est l’une des premières personnes appareillées par Handicap International au début des années 80. Face au Palais des Nations à Genève le 13 février, elle a porté la voix des victimes face à la décision de l’administration Trump de réintroduire les mines antipersonnel dans l’arsenal américain, et demande aux États d’user de toute leur influence pour que les États-Unis reviennent sur cette décision révoltante.

Civils bombardés : la déclaration politique devra être ambitieuse
© ISNA Agency / HI
Mines et autres armes Protéger les populations vulnérables

Civils bombardés : la déclaration politique devra être ambitieuse

Plus de 70 États se sont réunis le 10 février à Genève lors du deuxième cycle de négociations, destiné à aboutir le 26 mai prochain à Dublin à la Déclaration politique contre l’usage des armes explosives en zones urbaines.

Handicap International révoltée par la décision de l’Administration Trump de relancer l’utilisation des mines
© M. Ashraf / HI
Mines et autres armes

Handicap International révoltée par la décision de l’Administration Trump de relancer l’utilisation des mines

Co-prix Nobel de la paix pour son combat contre les mines et fer de lance du déminage humanitaire, Handicap International est révoltée par le retour des mines antipersonnel dans l’arsenal américain. Plus de 20 ans après la signature du Traité d’Ottawa, la décision du Président Trump constitue un changement de politique assassin.