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Cyclone Phailin : Le pire a été évité

Secourir les victimes
Inde

Le cyclone Phailin a frappé, samedi 12 octobre 2013, les côtes d'Orissa au Nord Est de l'Inde. C'est le plus violent cyclone dans la région depuis 1999. Selon les dernières estimations, il a causé la mort de 14 personnes et d'importants dégâts matériels. Pour David Gautier, directeur de Handicap International en Inde, la préparation de la population à la prévention des risques de catastrophe a permis d'éviter le pire.

© K. Mohapatra / Handicap International

« Le cyclone Phailin prouve que les catastrophes humanitaires ne sont pas une fatalité, explique David Gauthier, directeur du programme Inde de Handicap International. Nous craignions devoir à nouveau déplorer des conséquences humaines catastrophiques, mais l'évacuation massive menée par les autorités de la région - plus de 850 000 personnes - a été parfaitement menée. Nous collaborons depuis la semaine dernière avec l'ensemble des acteurs de prévention des catastrophes naturelles et avec les équipes d'évaluation et de secours. Nous voyons bien que tout le monde est animé par un espoir nouveau. C'est le résultat de plusieurs années de travail accompli ensemble et s'il faudra bien sûr réparer les dégâts occasionnés par le cyclone, nous ne cessons de penser à chaque vie que ce travail de prévention a permis d'épargner. »

Faire que personne ne soit oublié

Depuis 2009, Handicap International mène un projet régional de prévention des catastrophes naturelles1 . Le projet cible des régions particulièrement exposées en Inde, en Afghanistan, au Népal, au Bangladesh et au Sri Lanka. Annie Patri, basée à Orissa travaille depuis deux ans sur ce projet : « Les populations sont mobilisées, conscientes des risques et des comportements que chacun doit adopter pour réduire autant que possible les dégâts des catastrophes qui continueront de frapper la région. Notre objectif est de faire en sorte que personne ne soit oublié. Que les plus faibles, qu'il s'agisse des personnes handicapées ou isolées, des personnes âgées ou des femmes enceintes, ne se retrouvent pas en difficulté lorsqu'il faut évacuer leur village. Pour cela nous travaillons avec les autorités. Nous mettons en place des exercices d'évacuation, mais surtout, nous mobilisons les habitants pour que tout le monde ait un rôle précis et se sente concerné. Nous voyons aujourd'hui que ce travail porte ses fruits, et c'est une immense satisfaction. Chaque année nous devons parvenir à ce que les pertes soient les plus faibles possibles et que les communautés se relèvent plus fortes, mieux préparées à affronter la prochaine épreuve. »

1 Dans la région Asie du Sud, Handicap International mène des projets de réduction des risques liés aux catastrophes naturelles depuis 2005. Actuellement, un projet régional cible des régions particulièrement exposées en Inde, en Afghanistan, au Népal, au Bangladesh, au Pakistan et au Sri Lanka. Ce projet est financé par DIPECHO (Disaster Preparedness programme from the European Commission's Humanitarian Office
Publié le : 16 octobre 2013
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