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Crise syrienne : quand les civils paient le prix fort

Secourir les déplacés/réfugiés
Liban

Depuis le début de la crise syrienne, plus d’un million de Syriens se sont réfugiés au Liban. La moitié sont des enfants. Handicap International intervient auprès de ces personnes qui ont tout perdu et exhorte les États à protéger les civils.

Amira a perdu son fils aîné dans un bombardement

Amira a perdu son fils aîné dans un bombardement | © Benoit Almeras / HI

Amira a perdu son fils aîné dans un bombardement. Seule avec son fils cadet, elle a trouvé refuge au Liban, mais n’a aucun moyen de subsistance. Un coup très dur porté à sa dignité, en plus des souffrances déjà subies. Quand la guerre a commencé, Amira vivait tranquillement avec sa famille dans une ville rurale de Syrie, où elle était enseignante.

« La migration forcée est humiliante. Être dans le besoin c’est humiliant ; vivre dans une communauté qui n'est pas la vôtre est aussi humiliant. Nous avons un dicton populaire : ceux qui quittent leur maison perdent leur valeur. »

Amira, 44 ans, Syrienne réfugiée au Liban

Vivre dans la peur

Handicap International intervient auprès des Syriens qui, comme Amira, ont fui les bombardements incessants et se déplacent de ville en ville. Épuisés, traumatisés, ils ont tous besoin de soutien psychologique, parfois de rééducation physique et souvent d’une aide matérielle d’urgence. 

« Nous vivons dans la crainte que quelqu'un va mourir dans un bombardement, un incident de mine, ou de la maladie. Ou ils pourraient mourir parce que nous n'avions pas de médecins ni d'hôpitaux où aller. Plusieurs femmes sont mortes en couches, plusieurs nourrissons sont morts parce qu'il n'y avait pas d'hôpitaux à proximité. »

En 2017 en Syrie, 15 319 personnes ont été tuées ou blessées par des armes explosives. En zones urbaines, 92 % de ces victimes étaient des civils.

Votre signature est notre arme pour protéger les civils : signez notre pétition !

Portrait d'Anne Héry de Handicap International« Les conséquences des bombardements de civils sont effroyables : familles déchirées, villes ravagées, fuite en masse des populations… Comme l’ont montré les précédents combats de Handicap International contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions, il n’y a pas de fatalité. Grâce à la mobilisation citoyenne, nous avons le pouvoir d’amener les États à s’engager contre cette pratique barbare et à y mettre fin. »
Anne Héry, directrice du plaidoyer à Handicap International
Publié le : 24 septembre 2018
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