Goto main content
 
 

Crise syrienne : comprendre les difficultés des réfugiés handicapés

Inclusion Réadaptation
Jordanie Liban

HI a mené une enquête en 2018 pour comprendre la situation des personnes handicapées parmi les réfugiés syriens en Jordanie et au Liban, et les obstacles qu’elles rencontrent dans leur accès à l’aide humanitaire. Réfugiés en Jordanie, Zyad et sa famille ont fait partie des personnes interviewées.

Zyad, réfugié syrien en Jordanie, ne peut plus se déplacer à cause d'un arthrose invalidante. Il est soutenu par Handicap International.

© O. Van de Broeck / HI

En Syrie, Zyad était un athlète. Aujourd’hui, la douleur l’immobilise à la maison. Ce père de famille passe la journée assis dans la même position, incapable de bouger sans accroître sa douleur. De simples tâches quotidiennes comme la toilette sont devenues difficiles. Il ne peut plus marcher, se déplace en taxi, ce qui pèse sur le budget de cette famille qui a tout perdu : leur maison et leurs terrains en Syrie ont été détruits.

Perte de travail et de revenu

Le handicap de Zyad touche la famille entière. Son épouse raconte leurs difficultés à joindre les deux bouts : elle aide son époux et lui prodigue les soins quotidiens dont il a besoin. Elle s’occupe aussi de leur plus jeune fille qui souffre d’asthme et d’un problème tissulaire à la main. Le reste du temps, elle fait le ménage dans des écoles, ce qui procure un faible revenu. Deux de leurs fils, âgés d’une vingtaine d’années, vont de petits boulots en petits boulots. Zyad se dit triste de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.

Le soutien de Handicap International

Il y a quelques mois, des volontaires de handicap International ont rencontré Zyad alors qu’ils visitaient le quartier pour identifier des personnes handicapées. Depuis, les choses ont évolué pour Zyad : il a pu s’inscrire à l’hôpital et bénéficier de séances de kinésithérapie prises en charge par l'association ainsi que les frais de transport pour s’y rendre.

Zyad a d’abord été dirigé vers un médecin généraliste qui a suspecté l’éventualité de débris de bombardements logés dans le genou. Une radiographie a permis de déterminer que Zyad souffre d’une maladie chronique des articulations : le cartilage de son genou se détériore. La kinésithérapie l’a soulagé provisoirement et il a pu marcher plus facilement. Malheureusement, la condition de Zyad se dégrade et la douleur est revenue avec force.

Aider les personnes handicapées

Zyad a pris l'initiative d'informer lui-même d'autres personnes handicapées sur les actions menées par Handicap International. Il est devenu ainsi le référent de l’association pour identifier et recenser les personnes handicapées dans son quartier.

20 % des réfugiés sont handicapés

L'étude de HI et de l'iMMMAP montre qu’un réfugié syrien sur cinq est handicapé et que l'on peut faire beaucoup plus pour assurer l'inclusion des personnes handicapées dans les interventions humanitaires.

> Lire le rapport Liban / Lire le rapport Jordanie (documents en anglais)

> Accès aux données du rapport (en anglais)

Publié le : 10 décembre 2018
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Léa Bayekula, ambassadrice de HI : "Donner plus de visibilité au handicap"
© Alexandra Bertels / HI
Inclusion

Léa Bayekula, ambassadrice de HI : "Donner plus de visibilité au handicap"

Sportive de haut niveau, Léa Bayekula s'est spécialisée en athlétisme. Elle compte utiliser sa position d'ambassadrice de Handicap International pour sensibiliser le public à l'inclusion des personnes handicapées.

Hervé, premiers pas vers un nouvel avenir
© A. Servant / HI
Réadaptation

Hervé, premiers pas vers un nouvel avenir

Un violent incident a coûté à Hervé sa jambe droite. Aujourd’hui, avec le soutien de Handicap International, le jeune homme de 26 ans se tient à nouveau debout.

Gogo, 94 ans, élève de CM2 au Kenya
© Photo Pascal Plisson
Inclusion

Gogo, 94 ans, élève de CM2 au Kenya

Handicap International soutient Gogo, le nouveau film de Pascal Plisson, au cinéma le 1er septembre. Découvrez pourquoi cette arrière-grand-mère a décidé, à 94 ans, d’aller pour la première fois à l’école.

*

(format: nom@fournisseur.com)

Je m'inscris