Go to main content

Crise alimentaire en Afrique de l’Est : tout quitter pour survivre

Réadaptation Urgence
Kenya Sud Soudan

La crise alimentaire en Afrique de l’Est engendre un nombre sans précédent de réfugiés, dont près de 80 % sont des femmes et des enfants. Originaires du Soudan du Sud, Rose et ses enfants vivent dans un camp au Kenya depuis février et reçoivent l’aide de Handicap International.

Le kiné de Handicap International montre à Rose les gestes à reproduire avec Samuel pour améliorer son quotidien

Le kiné de Handicap International montre à Rose les gestes à reproduire avec Samuel pour améliorer son quotidien | © P. Meinhardt / Handicap International

Dans le camp de Kakuma, sous l'abri bâché qui lui sert de toit, Rose écoute attentivement le kinésithérapeute de Handicap International qui lui explique les exercices simples de réadaptation qu'elle fera faire à son fils Samuel, 4 ans, atteint de paralysie cérébrale.

Rose et ses quatre enfants sont originaires de la ville de Juba au Soudan du Sud. Là-bas, la famille tenait une petite épicerie. Mais en juillet 2016, lorsque les combats se sont intensifiés, Rose et son mari n’ont pas réussi à faire face à la flambée des prix pour sauver leur commerce. N’ayant plus d’argent pour nourrir leurs enfants, Rose a décidé de les emmener seule au Kenya, encouragée par son mari malheureusement trop malade pour entreprendre un tel voyage.

« Mon fils bouge plus facilement »

Étant désormais seule pour s'occuper de Samuel et de ses trois autres enfants, Rose ne parvient pas à accéder à tous les services proposés dans le camp de Kakuma et elle ne peut pas travailler pour améliorer leur quotidien. La famille survit grâce aux rations alimentaires. Il arrive parfois qu'un de ses enfants manque l'école pour s'occuper de son frère.

Depuis que Rose a rencontré l’équipe de kinésithérapeutes de Handicap International, en février dernier, elle répète assidûment les exercices de rééducation avec Samuel. Elle contribue ainsi à le rendre plus autonome pour pouvoir se déplacer avec lui autour du camp. Elle constate déjà une amélioration : « Mon fils semble plus détendu et il bouge ses membres plus facilement ».

Rose a récemment appris le décès de son mari resté au Soudan du Sud. Plus que jamais, elle a besoin d’aide pour élever ses enfants et faire progresser Samuel.

Rose avec ses enfants dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya © P. Meinhardt / Handicap International

Rose avec ses enfants dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya © P. Meinhardt / Handicap International


> Lire aussi "Crise alimentaire : chronique d'une catastrophe humanitaire annoncée"

Publié le : 22 juin 2017
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relations donateurs
04 78 69 67 00

Relations presse

Nathalie BLIN
04 26 68 75 39 / 06 98 65 63 94
nblin@handicap-international.fr

 

 

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

"Votre aide a renforcé notre motivation"
© Elisa Fourt / HI
Réadaptation Urgence

"Votre aide a renforcé notre motivation"

Talal et sa famille sont réfugiés au Liban depuis le début de la guerre en Syrie. L’année dernière, le père de famille a été victime d’un grave accident et est aujourd'hui partiellement paralysé. Handicap International l’accompagne avec des soins de kinésithérapie.

Farhana, kinésithérapeute, raconte son travail dans un camp de réfugiés
© Philippa Poussereau / HI
Réadaptation

Farhana, kinésithérapeute, raconte son travail dans un camp de réfugiés

Farhana, kinésithérapeute de Handicap International, travaille au camp de Kutupalong au Bangladesh, l’un des plus grands camps de réfugiés au monde. Ibrahim est l’un des 600 000 Rohingyas ayant fui les violences qui ont éclaté au Myanmar en août 2017. Lourdement blessé, sa vie a radicalement changé. Farhana raconte sa rencontre avec Ibrahim et le travail qu’ils ont réalisé ensemble.

Vidéos : huit ans après le séisme en Haïti, Moïse rejoue au foot
© Fred Mogin / HI
Réadaptation

Vidéos : huit ans après le séisme en Haïti, Moïse rejoue au foot

Le 12 janvier 2010, le séisme qui frappait Haïti tuait plus de 230 000 personnes et en blessait 300 000. Alors âgé de 4 ans, Moïse avait dû être amputé de la jambe gauche. Avec l’aide de Handicap International, l’enfant a reçu une prothèse et bénéficié de séances de réadaptation. Suivi depuis huit ans par l’association, Moïse a aujourd’hui retrouvé toute son énergie. Découvrez-le en vidéo, ainsi que le footballeur Neymar Jr qui continue de nous soutenir en tant qu'ambassadeur international.