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COP21 : il faut préparer les populations aux catastrophes naturelles

Limiter l’impact des catastrophes naturelles sur la population

Les connaissances des communautés sont essentielles pour limiter les conséquences des catastrophes naturelles. Une approche défendue au quotidien par Handicap International sur les 14 projets qu’elle mène pour renforcer la préparation des communautés à travers le monde, et réaffirmée à l’occasion de la COP21.

En Haiti, formation par Handicap International de volontaires de la Protection civile, de la Croix-Rouge et de personnes ressources de la localité à la gestion des risques et catastrophes.

© C. Fohlen / Handicap International

Véronique Walbaum, référente technique de Handicap International en matière de gestion des risques de catastrophes naturelles. © Handicap InternationalSi les dérèglements climatiques et l’augmentation de la population mondiale tendent à accélérer la fréquence des catastrophes naturelles et leur coût humain, ce n’est pas pour autant une fatalité. 
Véronique Walbaum, référente technique Gestion des risques de catastrophes à Handicap International, explique :
« Il est possible de limiter les conséquences d’une catastrophe naturelle. Pour cela il faut renforcer les moyens modernes de prévision de ces catastrophes et de diffusion des alertes auprès des populations, mais il faut aussi travailler directement auprès des communautés exposées pour qu’elles soient capables de réagir seules en cas de risque imminent. Ce qui fait le plus de morts lors d’une catastrophe naturelle, c’est notamment le manque d’information et de préparation des populations. » 

Handicap International implique les plus vulnérables

L’approche préconisée par Handicap International repose sur l’implication des populations qui sont les plus vulnérables aux catastrophes, depuis la phase d’identification des risques qui les menacent, jusqu’à la mise en place de mécanismes d’alerte et de plans d’évacuation. « De plus en plus d’acteurs impliqués dans la réduction des risques ont compris à quel point il était important d’inclure les groupes vulnérables dans leur démarche, notamment les personnes handicapées. En mars 2015, cela a même été entériné à travers un cadre d’action adopté par les Nations unies. »

Depuis le tsunami de décembre 2004 en Asie du Sud-est, qui a fait plus de 250 000 morts, la communauté internationale a réalisé l’importance d’investir dans la préparation aux risques de catastrophes naturelles. « Le coût humain et économique de ces catastrophes est énorme et tout le monde a intérêt à participer à une meilleure préparation. Les communautés exposées bien sûr, mais aussi les états et même les acteurs du secteur privé. Ne serait-ce que d’un point de vue économique, le coût de la préparation est bien inférieur au coût des secours et de la reconstruction », poursuit Véronique Walbaum.

Tous les secteurs concernés par la préparation aux risques

« Il ne faut pas que la préparation se limite à des projets spécifiques, il faut qu’elle soit également présente dans les enseignements à l’école, dans les projets d’urbanisation, dans les initiatives de développement économique… Au Pakistan par exemple, Handicap International intervient dans la province du Sindh, très pauvre, et exposée aux inondations. Là-bas, notre objectif est d’accompagner les populations dans la mise en place de plans de contingence, mais aussi de réduire la vulnérabilité des personnes les plus fragiles, en leur donnant aussi accès à une activité génératrice de revenus par exemple. Il faut briser ce cercle vicieux qui fait que les personnes les plus vulnérables ne sont pas en mesure d’anticiper les catastrophes, qui chaque fois les frappent de plein fouet et réduisent encore leur capacité de résilience. »

Pour toutes les équipes de Handicap International qui travaillent dans la réduction des risques de catastrophes, notamment au Pakistan, au Népal, aux Philippines et en Haïti, la COP21 est l’occasion de souligner l’importance de renforcer les connaissances des communautés et d’améliorer la transmission de l’information pour que les alertes parviennent à temps aux populations.

> Sur le même thème : 
"Je me sens plus forte face aux catastrophes naturelles"
"Il faut que les personnes handicapées participent à la préparation aux cataclysmes"

Handicap International Philippines. Maison détruite fin novembre 2014 par le typhon Hagupit dans la province de Samar. © Handicap International
Handicap International Philippines. Maison détruite fin novembre 2014 par le typhon Hagupit dans la province de Samar.
© Handicap International

Publié le : 8 décembre 2015
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