Accès direct au contenu
 
 

Conférence de Londres : pour des moyens à la mesure d’une tragédie humanitaire qui dure depuis 5 ans

Secourir les victimes
Syrie

La conférence « Soutenir la Syrie et sa région », qui se tient les 3 et 4 février à Londres, rassemblera près de 80 États. Elle doit décider de l’aide à apporter à la Syrie et aux pays qui accueillent des réfugiés, et portera sur trois thématiques : la protection des civils, l’éducation et l’aide alimentaire. Handicap International compte y faire entendre la voix des plus vulnérables.

Famille de réfugiés syriens au Liban prise en charge par Handicap International

© F. Buyckx / Handicap International

Les civils ne doivent pas être pris pour cibles et doivent être protégés des effets de la guerre

  • Nous appelons à la cessation de toutes les attaques à l’encontre des populations civiles et de toutes les violations du droit international humanitaire à l’intérieur de la Syrie.
  • Nous appelons l’ensemble des parties au conflit à mettre fin immédiatement aux attaques sur les habitations, écoles et centres médicaux. 
  • Nous demandons l’arrêt du recours aux sièges comme tactique de guerre ainsi que la levée de toute obstruction à l’aide humanitaire. 
  • Nous appelons le Conseil de sécurité des Nations Unies à établir un mécanisme permettant de contrôler et dénoncer publiquement toute attaque visant les civils en Syrie, ainsi que le recours aux sièges, et de définir clairement les sanctions requises à l’encontre des auteurs de tels actes. 
  • La communauté internationale devrait continuer à encourager vivement l’ensemble des parties au conflit à un plus grand respect du Droit international humanitaire, à condamner le recours aux armes explosives dans les zones habitées de Syrie, tenant compte du fait que les civils, et en particulier les enfants, doivent être protégés, et à poursuivre son travail de plaidoyer en faveur d’une solution politique au conflit afin de garantir la protection de tous les enfants en Syrie et leur droit à l’éducation. 

Anne Héry, Directrice du plaidoyer à Handicap International :
« Après 5 ans de conflit, la conférence de Londres doit se donner des ambitions qui soient réellement à la mesure de l’effroyable tragédie humanitaire en Syrie et dans sa région. Les engagements attendus des États doivent notamment permettre de mieux inclure les personnes vulnérables dans l’aide humanitaire, comme les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes handicapées. »

Lutter contre les risques posés par les mines et les restes explosifs de guerre

  • Nous demandons à ce que l’action humanitaire de lutte contre les mines et les restes explosifs de guerre commence dès que possible. Tous les gouvernements et parties prenantes devraient reconnaître que celle-ci est fondamentale.
  • Les risques importants que représentent les munitions et mines non explosées pour les communautés syriennes et les acteurs humanitaires doivent être reconnus, de même que la nécessité de lutter contre ce fléau afin de contribuer aux efforts de stabilisation et de réhabilitation de la Syrie et la région sur le long-terme.
  • Les bailleurs de fonds devraient s’engager à financer l’éducation aux risques, la détection et l’élimination des mines et autres résidus explosifs de guerre, et le renforcement des capacités des Syriens à répondre de façon effective à ces menaces.
  • Les bailleurs devraient également soutenir les programmes d’assistance aux victimes, notamment la qualité et l’accès aux services de réadaptation. 

Inclure les plus vulnérables dans la réponse à l’urgence

  • Nous demandons à ce que les bailleurs participant à la conférence de Londres reconnaissent les défis de plus en plus importants rencontrés par les personnes âgées, celles vivant avec un handicap ou blessées, en termes d’accès aux services de base.
  • Afin d’apporter une réponse adéquate aux besoins basiques et spécifiques, les bailleurs doivent mettre à disposition des financements sur le moyen et le long-terme pour soutenir les efforts menés au niveau national, et pallier en particulier aux faiblesses de gestion du système de santé pour les maladies chroniques, les maladies mentales et le rétablissement et soins postopératoires. 

Sur le même thème : 
Blocus à Madaya : les ONG tirent la sonnette d’alarme
Sans vous, nous ne pourrions pas les aider
Face aux restes explosifs de guerre, une double priorité
L’utilisation d’armes explosives en zones peuplées est inacceptable

Publié le : 2 février 2016
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Crise syrienne : pandémie, effondrement économique... et maintenant la famine
© Chris Huby / HI
Santé Secourir les déplacés/réfugiés Urgence

Crise syrienne : pandémie, effondrement économique... et maintenant la famine

Sept organisations humanitaires, dont Handicap International, demandent aux États participant à la Conférence des donateurs sur la crise syrienne (29-30 juin à Bruxelles) de trouver des réponses adéquates face à l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la situation humanitaire en Syrie.

Syrie : neuf ans de violences, le chaos humanitaire
© Bahia Z. / HI
Mines et autres armes Secourir les déplacés/réfugiés Urgence

Syrie : neuf ans de violences, le chaos humanitaire

Alors que près d'un million de personnes – principalement des femmes et des enfants – ont fui les combats et les bombardements à Idlib en Syrie, Handicap International appelle les États à s'engager pleinement dans le processus diplomatique international visant à mieux protéger les civils contre l'utilisation des armes explosives en zones peuplées. La situation actuelle constitue l’une des pires crises humanitaires depuis le début du conflit en 2011.

Réfugié syrien, Osama vit en fauteuil roulant depuis huit ans
© HI
Inclusion Réadaptation

Réfugié syrien, Osama vit en fauteuil roulant depuis huit ans

Osama, 25 ans, vivait avec sa famille dans une charmante bourgade du Sud de la Syrie jusqu’à ce que son quartier soit bombardé en 2012. Son frère cadet âgé de 13 ans a été tué et sa famille a dû fuir. Un fragment de missile s’est logé dans l’une de ses vertèbres thoraciques, le paralysant à partir de la taille.

*

(format: nom@fournisseur.com)

Je m'inscris