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Comment va grandir Fayaz, victime de restes explosifs de guerre ?

Réadaptation
Inde

Fayaz, 6 ans aujourd’hui, vit au Cachemire. Victime d’un engin explosif à seulement 3 ans, il a perdu ses deux jambes. Grâce au soutien de Handicap International, le garçon a reçu des prothèses et a réappris à marcher. Il se rend régulièrement au centre de réadaptation de l’association. Un technicien a récemment pris ses mesures afin de lui confectionner de nouvelles prothèses pour s’adapter à sa croissance, une procédure qu'il faudra renouveler plusieurs fois. Fayaz et sa famille ont plus que jamais besoin de l'aide de l'association.

© L. Veuve / Handicap International

Firdousa, la maman de Fayaz, raconte :

« Je les entends encore hurler : "Firdousa, tu as tout perdu" ! Une vraie descente aux enfers. On vivait dans une zone située près de la frontière, contaminée par des restes explosifs de guerre. Un obus, laissé sur le sol, a tué ma fille, 6 ans, et meurtri mon fils, 3 ans à l’époque. Il a dû être amputé des deux jambes. Quand j’ai été le voir à l’hôpital, j’ai fondu en larmes. Par la suite, il n’arrêtait pas de dire "Donnez-moi du poison qui tue la douleur. Je ne veux pas que ma maman s’inquiète". »

S’en suit une période sombre : Fayaz et sa famille quittent la campagne et s’installent dans la ville de Srinagar. L’enfant est traumatisé, ses questions tournent en boucle : « Est-ce que ma sœur va revenir ? Si je grandis, mes jambes vont pousser aussi ? ». La colère l’envahit, il casse ses jouets, le souvenir de sa sœur le hante. Un lourd fardeau pour un enfant de seulement 3 ans.

Il est toujours fragile

Fayaz, 6 ans, victime à 3 ans de restes explosifs de guerre, est soutenu par Handicap International © L. Veuve / HIDeux mois après l’accident, Fayaz rencontre Handicap International et le Hope Disability Center, le centre de réadaptation partenaire de l’association. Le garçon reçoit des prothèses et suit des séances de réadaptation afin d’assouplir ses membres et de réapprendre à marcher. Son intégration à l’école est difficile, les enfants le questionnent sur son accident. Il parle alors d’une chute de toit, se roule en boule et devient inconsolable. Les jours passent mais Fayaz garde espoir, il continue ses séances de réadaptation et progressivement, il rejoue même au cricket.

Des kinésithérapeutes de Handicap International ont récemment revu le garçon au centre de réadaptation. « Fayaz a grandi. Des mesures de ses jambes ont été réalisées afin de lui confectionner de nouvelles prothèses adaptées à sa taille. Nous le suivons de près ». Son père, Reyaz, complète : « Fayaz reprend progressivement confiance en lui, après une période difficile. Nous l’avons changé d’école, il s’y sent mieux. Grâce à ses prothèses, il peut jouer avec ses amis et se déplacer de manière plus autonome. Mais son état est toujours fragile. Récemment, nous lui avions prescrit certains médicaments que nous avons décidé d’arrêter, car les effets secondaires affectaient vraiment son moral. Nous avons de nombreuses inquiétudes. Comment va-t-il grandir ? Le soutien de Handicap International est essentiel, nous en avons vraiment besoin ».

Fayaz, un garçon victime de restes explosifs de guerre, est soutenu par Handicap International © © M. Ashraf / HI

Les professionnels de Handicap International prennent régulièrement les mesures de Fayaz pour lui confectionner de nouvelles prothèses adaptées à sa croissance et continuent de l'accompagner dans sa réadaptation. 
© M. Ashraf / Handicap International

Publié le : 20 septembre 2017
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