Go to main content

Civils victimes des armes explosives : combien de temps encore ?

Mines et autres armes

La France, qui préside le Conseil de sécurité des Nations Unies, organise le 10 juin à New York un débat sur la protection des civils. Dans une lettre adressée à François Hollande, Handicap International appelle la France à aborder le problème de l’utilisation des armes explosives en zones peuplées, pratique largement utilisée dans les conflits actuels qui tue et blesse en très grande majorité des civils.

Saadi, 41 ans, vivait en Irak dans le gouvernorat de Salah Al Din mais à cause des combats armés il a dû fuir avec ses enfants vers le gouvernorat de Kirkouk. Lorsqu’il est retourné dans sa maison, quelques mois plus tard, une bombe a explosé lorsqu’il a ouvert la porte. Sa jambe a été blessée et il a failli être amputé. Il n’a pas assez d’argent pour payer son traitement médical et vit dans des conditions très précaires. Handicap International lui fournit des sessions de kinésithérapie et des donations.

© E. Fourt / Handicap International

Anne Héry, directrice du Plaidoyer à Handicap International :

« Alors que les guerres en Syrie, en Irak, en Ukraine, etc. charrient chaque jour leur lot d’horreurs, nous demandons à la France, en qualité de présidente du Conseil de sécurité, de prendre publiquement position contre l’utilisation des armes explosives en zones peuplées. À l’occasion du débat qu’elle organise le 10 juin, la France doit condamner cette pratique barbare et reconnaître les souffrances qu’elle inflige aux civils. » 

Un mois après la publication du rapport du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon sur la protection des civils*, qui consacrait un chapitre important à ce problème, la tenue de ce débat doit être l’occasion d’appeler les États à s’engager en faveur d’une déclaration politique visant à protéger les civils de l’utilisation des armes explosives en zones peuplées.

Utilisées dans les zones peuplées, les armes explosives tuent, provoquent des blessures graves (brûlures, plaies ouvertes, fractures, etc.). Elles sont la cause de handicaps et de traumatismes psychologiques lourds. Elles détruisent des habitations et des infrastructures civiles essentielles comme les écoles et les hôpitaux, et provoquent le déplacement forcé des populations.

Les restes explosifs qui demeurent sur les zones touchées génèrent une menace permanente pour les populations civiles longtemps après les combats, rendant la vie sur place impossible et le retour dans les quartiers extrêmement périlleux une fois l’attaque passée ou le conflit terminé.

 Rejoignez-nous, signez la pétition contre l'utilisation des armes explosives en zones peuplées !

> Téléchargez la lettre de Handicap International adressée à François Hollande (PDF)

* http://www.inew.org/site/wp-content/uploads/2016/05/S-2016-447_SG-Report-on-PoC-13-May-2016.pdf

Infographie de Handicap International montrant les conséquences de l'utilisation d'armes explosives en zones peuplées © Handicap International
© C. Franc / Handicap International - Téléchargez l'image en grand format

Publié le : 10 juin 2016
Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Relation donateur :
Tél. : 04 78 69 67 00
Écrivez-nous

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Des drones pour repérer les mines
© John Fardoulis / HI
Mines et autres armes

Des drones pour repérer les mines

À Faya-Largeau, dans le Nord du Tchad, Handicap International lance l’expérimentation de drones pour repérer la présence de mines et avoir une vision très précise du terrain : une révolution dans le monde du déminage. Xavier Depreytere, chez de projet, explique ces premiers essais.

Collecter les bombes laissées par les combats Mines et autres armes

Collecter les bombes laissées par les combats

Depuis novembre 2018, six experts de Handicap International sillonnent les rues de Tawarga pour collecter et détruire toutes les armes dangereuses laissées par le conflit libyen.

Une demi-tonne d’armes et de bombes détruites
© HI
Mines et autres armes

Une demi-tonne d’armes et de bombes détruites

Depuis novembre 2018, six spécialistes des armes de Handicap International ont collecté 150 engins explosifs dans les rues de Tawarga, au sud de Misrata en Libye. Simon Elmont, chef d'équipe, explique le travail de l’association sur place.