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Bombardements des civils : 19 pays d'Afrique fer de lance du combat international

Mines et autres armes
Mozambique

Organisée par Handicap International et le Gouvernement mozambicain, la Conférence de Maputo a réuni les 27 et 28 novembre 2017 au Mozambique les représentants de 19 États africains, des Nations Unies, de la Croix-Rouge et d’organisations de la société civile. Ils ont partagé leurs expériences et lancé des pistes visant à mieux protéger les civils qui subissent les conflits armés. Objectif à l'horizon 2018 : une déclaration politique internationale contre l'utilisation d'armes explosives en zones peuplées.

Conférence régionale de Maputo sur l'utilisation d'armes explosives en zones peuplées, 27-28 novembre 2017 au Mozambique, organisée par Handicap International et le Gouvernement mozambicain

© Handicap International

Les représentants de 19 pays africains*, du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, du Comité International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, du réseau INEW (Réseau international sur les armes explosives) et d’autres organisations de la société civile se sont réunis les 27 et 28 Novembre 2017 à Maputo au Mozambique, répondant à l’invitation de Handicap International et du Gouvernement mozambicain. L’objectif était de partager leur expérience et des informations sur les types d’impacts causés aux civils par l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées, et d’identifier des pistes pour répondre à ces dommages aux niveaux politique et opérationnel.

Les délégués ont exprimé leur préoccupation quant au nombre de civils tués ou blessés, le traumatisme psychologique, les dommages et destructions causés aux infrastructures et services essentiels, les déplacements forcés, et les résidus explosifs liés à l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées, qui représentent une menace sur le long terme et compromettent potentiellement la sécurité humaine.

Mieux protéger les civils

Au cours de leurs échanges, les participants ont affirmé combien l’engagement des États africains et de la société civile pouvait jouer un rôle majeur dans l’amélioration de la protection des populations contre les dommages causés par les armes explosives, alors même que les conflits armés se déroulent de façon croissante dans des zones peuplées.

Par ailleurs, les représentants des États ont identifié la nécessité pour les futures actions d’apporter une réponse à cette problématique d’un point de vue national, régional et international, entre autres :

  • encourager la collecte de données et d’informations pour sensibiliser et renforcer la compréhension de l’impact des armes explosives sur les civils dans les zones peuplées ;
  • éviter l’utilisation d’armes explosives à large impact dans les zones peuplées ;
  • soutenir complètement le processus vers la négociation et l’adoption d’une déclaration politique internationale sur l’utilisation d’armes explosives en zones peuplées ;
  • promouvoir la coopération bilatérale et régionale à travers le partage d’expériences, de bonnes pratiques et d’expertises sur la réduction des dommages causés aux civils par les armes explosives ;
  • s’engager constructivement dans les initiatives internationales pouvant contribuer à une plus grande protection des civils dans les conflits armés ;
  • encourager un engagement accru des États africains et faciliter leur implication en tant que groupe d’États ;
  • prolonger et renforcer la coopération et le partenariat avec les organisations internationales et les organisations de la société civile, et s’appuyer sur leur expertise et leur soutien ;
  • transmettre des contributions au projet de déclaration politique internationale sur la question et s’engager dans des actions de plaidoyer aux niveaux national, régional et international.

Voir le storify de la conférence (en anglais)

* Angola, Botswana, Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Éthiopie, Ghana, Kenya, Libéria, Madagascar, Mali, Mozambique, Nigéria, Sénégal, Somalie, Togo, Ouganda, Zambie, Zimbabwé.

Publié le : 29 novembre 2017
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