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Bombardements de civils : les jeunes Français concernés par le sort des victimes

Mines et autres armes
France

À l’approche des élections législatives, Handicap International et digiSchool dévoilent les résultats d’un sondage exclusif sur les bombardements de civils dans les pays en guerre. Réalisée auprès de 1 083 jeunes Français âgés de 14 à 25 ans, cette étude révèle que 84 % d’entre eux estiment que la France et ses décideurs politiques n’en font pas assez pour protéger les civils.

Shahed, jeune Irakienne de 12 ans amputée, victime des combats autour de Mossoul

Shahed, jeune Irakienne de 12 ans amputée, victime des combats autour de Mossoul | © Till Mayer / Handicap International

À l’approche des élections, les futurs députés français ne peuvent se détourner de ces questions internationales. Dans le cadre de leur travail parlementaire, ils seront appelés par les ONG et les citoyens à s’engager et à peser de tout leur poids pour que la France s’engage dans le processus diplomatique international visant à mettre fin à la pratique des bombardements en zones peuplées. 

Des jeunes engagés mais trop peu informés

Les citoyens de demain, à défaut d’être encore tous appelés aux urnes, ont un avis sur les questions internationales. C’est le résultat de l’étude menée par Handicap International et digiSchool en mai 2017. 1 083 jeunes Français âgés de 14 à 25 ans ont répondu à huit questions sur la problématique des bombardements des civils.

Premier enseignement : les jeunes Français attendent de leurs décideurs politiques de véritables engagements pour la protection des civils frappés par les conflits armés, et 84 % d’entre eux pensent qu’ils n’en font pas assez. Second enseignement, 1 jeune sur 2 estime ne pas avoir suffisamment d’informations dans les médias à ce sujet. Au-delà du volume d’information, la compréhension est une question. 60 % des jeunes interrogés estiment ne pas bien comprendre les enjeux des conflits

À travers ce résultat, c’est la responsabilité de tous – ONG, médias, politiques – qui est en jeu. Pour les citoyens de demain, les questions internationales concernant la protection des populations civiles doivent être davantage intégrées au sein des débats et des préoccupations de nos décideurs politiques. Même si les jeunes estiment manquer d’information, ils sont 63 % à se dire prêts à s’engager pour une association qui défend et protège les victimes de guerre.

La France doit s’engager

Alors que le calvaire subi par les habitants d’Alep est encore présent dans l’esprit de nombreux Français, la campagne électorale a passé sous silence l’urgence d’agir pour protéger les milliers de Syriens victimes du conflit. Chaque jour dans le monde, 90 civils sont victimes d’armes explosives. Lorsque ces armes sont utilisées en zones peuplées, 92 % des victimes de bombardements sont des civils !

La France doit s’engager activement au niveau international pour mettre fin à la pratique barbare des bombardements en zones peuplées en rejoignant le processus de déclaration politique en cours. Appelés aux urnes les 11 et 18 juin prochains, les Français attendront de leur futurs députés des engagements fermes. 

Bombarder des civils, ce n’est pas la guerre, c’est un crime. Face à l’urgence de condamner ces pratiques et d’agir, nos députés seront-ils actifs ou complices ?

#ActifOuComplice : interpellez vos futurs députés !

Signez la pétition de Handicap International contre les bombardements de civils


Processus de déclaration politique contre l’utilisation des armes explosives en zones peuplées 

En 2015, Handicap International et 18 ONG lançaient un appel à la communauté internationale pour que cessent les bombardements des civils. En septembre 2016, la Pyramide de chaussures qui a réuni près de 250 000 signatures autour de cet appel, marquait un premier pas vers une prise de conscience des États. Une cinquantaine de pays emmenés par l’Autriche déclaraient officiellement leur opposition à ces pratiques et exprimaient leur inquiétude face à l’impact humain considérable.

En 2017, alors que les équilibres mondiaux ont été bouleversés, Handicap International a renouvelé son appel massif à la société civile pour faire pression sur les États. L’association se donne pour objectif de réunir 1 million de signatures pour une remise aux décideurs politiques en septembre 2018. Elle en compte aujourd’hui plus de 320 000. En France, alors que l’ancien gouvernement demeurait hermétique à toute forme de déclaration politique, les élections législatives sont une nouvelle occasion d’appeler les futurs députés à leurs responsabilités. 

Publié le : 7 juin 2017
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