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« Bientôt, le Mozambique sera libéré des mines ! »

Mozambique

Sarneta, 27 ans, vit au Mozambique. Embauchée par Handicap International comme démineuse, elle aide son pays à se relever. Jour après jour, elle cherche, détecte, puis déterre afin qu'ils soient détruits, les restes explosifs des combats passés : mines antipersonnel, roquettes, obus.

Embauchée par Handicap International comme démineuse, Sarneta aide son pays à se relever.

© JJ. Bernard / Handicap International

« Avant de devenir démineuse, j'ai connu des moments difficiles. J'ai étudié jusqu'en terminale seulement, car ma famille n'avait pas les moyens de m'assumer. J'ai fini par trouver un petit travail pour gagner ma vie. Quand j'ai entendu à la radio que je pouvais devenir démineuse avec Handicap International, j'ai tout de suite postulé ! »

Sarneta vit dans un quartier retiré de la ville d'Inhambane, où elle a été élevée par son oncle et sa tante adoptifs et leurs deux filles. Depuis peu, elle s'est fait construire une petite maison grâce à ses économies. Elle héberge Ruth, sa plus jeune sœur de 17 ans et sa nièce Dinah, un bébé de 8 mois. Sans cela, Ruth, jeune mère célibataire, n'aurait jamais pu continuer à élever son enfant, ni poursuivre ses études. Lorsqu'elle est en repos, Sarneta les rejoint pour quelques jours. Lorsqu'elle travaille, elle vit avec l'équipe de démineurs de Handicap International dans un campement dressé près du site de déminage.

Sarneta est comblée par son métier. « Ce que j'apprécie surtout, c'est l'intérêt de mon travail. Je me sens utile. Nous intervenons souvent près des villages et des champs cultivés et je sais que chaque engin explosif trouvé, chaque mine enlevée, représente une vie sauvée. C'est un travail dans lequel je me réalise. J'ai commencé par le déminage manuel, mais il y a quelques mois, j'ai demandé à être formée sur les machines à déminer. Elles servent à préparer le terrain et nous permettent de déminer plus rapidement les zones difficiles, très vallonnées ou arborées. La plus performante est une énorme machine blindée de 30 tonnes. Je suis aujourd'hui la seule femme mozambicaine à savoir piloter un tel engin ! Bientôt, grâce à nous, le Mozambique sera entièrement libéré de la présence de ces armes. C'est ce qui compte le plus pour moi. », explique-t-elle fièrement.

 

Publié le : 19 janvier 2014
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