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Bayan, 12 ans : "Je rêve de marcher à nouveau"

Appareiller et rééduquer
Liban Syrie

Bayan a 12 ans. Depuis sa naissance, elle est atteinte de Spina Bifida, un dévelopement incomplet de la colonne et de la moelle épinière qui affecte sa mobilité. La jeune fille se rend toutes les semaines au centre de réadaptation équipé par Handicap International avec le soutien d'ECHO pour bénéficier de séances de kinésithérapie.

Bayan et Narimane pendant une séance de kiné dans un des centres de réadaptation équipé par Handicap International

© C. Fohlen / Handicap International

Fuyant les combats qui font rage en Syrie, Bayan et sa famille sont arrivées au Liban en avril 2014. Depuis, cette petite fille de 12 ans vit avec sa maman et ses deux frères dans un camp situé dans la vallée de la Bekaa. Bayan est atteinte de Spina Bifida. Elle a donc besoin de séances régulières de kinésithérapie et d’un appareillage orthopédique adapté pour pouvoir marcher. En Syrie, Bayan avait l’habitude de se déplacer à l’aide d’orthèses et d’un déambulateur. À présent, elle doit faire ses déplacements en fauteuil roulant.

 « Lorsque nous avons dû fuir, tout est allé très vite. À part mon fauteuil roulant, j’ai dû tout laisser derrière moi », raconte-t-elle tristement.

Depuis quelques semaines, Bayan bénéficie des soins de Narimane, kinésithérapeute de Handicap International. Au centre de réadaptation, elle lui fait faire des exercices de mobilisation et de renforcement musculaire : « Bayan a besoin d’orthèses adaptées qui doivent soutenir ses jambes et son bassin pour qu’elle puisse marcher correctement », explique Narimane. Bayan, qui devrait recevoir prochainement de nouvelles orthèses, confie timidement qu’elle rêve de marcher à nouveau.

Depuis qu’ils sont arrivés au Liban, Bayan et ses frères ne sont plus scolarisés, faute de moyens financiers. Jamila, la maman, s’occupe seule de ses trois enfants.

« Mon mari était professeur d’histoire et de géographie. Mais un jour, il a disparu. Nous ignorons ce qu’il est devenu. Depuis, je m’occupe seule de mes enfants », confie Jamila. 

La famille reçoit des bons alimentaires, qui ne permettent cependant pas à Jamila et ses enfants de manger à leur faim. Cette mère de famille travaille donc à la journée pour essayer de joindre les deux bouts : « Parfois, j’arrive à trouver un peu de travail dans les champs ou comme aide-ménagère. Mais c’est loin de suffire. J’accumule donc les dettes pour pouvoir nourrir et loger mes enfants. »

En attendant de pouvoir retourner à l’école, Bayan passe du temps avec ses amis dans le campement où la famille s’est installée. « L’école me manque. Je voudrais poursuivre mes études et un jour devenir médecin. »

Publié le : 4 novembre 2015
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